Comme on peut s'en douter, le film n'est destiné qu'à exploiter le vedettariat d'Elvis Presley. Au long d'un scénario plein de clichés et de stéréotypes, Elvis incarne un jeune homme au talent de chanteur méconnu, un garçon non dépourvu de valeurs morales mais que l'échec de ses études pourrait entrainer dans la délinquance.
Après diverses péripéties aussi artificielles les unes que les autres, le jeune Danny parviendra peut-être à se faire connaitre grâce à la confiance d'un patron de cabaret de Louisiane et, par conséquent, tournera le dos aux tentations du mauvais garçon. Elvis incarnant des mauvaises valeurs ne serait pas du meilleur effet.
Elvis Presley n'est pas un acteur et sa composition limitée de jeune homme moderne et rebelle fait de lui un James Dean au petit pied. La personnalité de Danny est grossièrement esquissée et reproduit probablement l'image que le public se fait du jeune artiste..
Commis à la réalisation de ce petit film, le grand Michael Curtiz, que le sujet indiffère et n'inspire pas beaucoup, se contente de créer quelques espaces pour les chansons d'Elvis. Dans ce méli-mélo étriqué et factice, les tubes du rockeur constituent d'ailleurs la seule attraction.