Du médiocre au passable. Banlieusards est une trilogie Netflix loin d'être fabuleuse, le premier film est tout juste correct, le deux est franchement sans intérêt mais ce troisième film sans être exceptionnel reste le plus abouti des 3 à mon humble avis. Les problèmes restent tout de même récurent, car Kery James étant réalisateur et acteur cherche assez souvent à se mettre en valeur, à rendre son personnage (et donc son image) assez charismatique, et je trouve ça assez insupportable (ce commentaire vaut pour les 3 films). Malheureusement, l'avocat, mis à part dans le premier film reste complètement sous-développé alors que c'est peut-être le personnage avec le plus haut potentiel.
Mais bon, ce troisième film a tout de même le mérite de s'ouvrir un peu et de ne pas seulement plaindre les cités, il entre dans une perspective un peu politique bien qu'il y ait trop de manichéisme sur cet aspect avec notamment le personnage du maire (de début de film) qui est vraiment le politicien véreux type qui n'apporte pas grand chose au récit et qu'on rend responsable de la mort du gosse pour l'absence d'un stop, bref c'est pas vraiment subtil. Le scénario n'est donc pas fabuleux mais le film propose dans ce scénario miteux des plans assez sympathiques notamment vers le milieu du film centré sur le plus jeune des frères avec les différentes transitions, le passage du temps, il y a une atmosphère sensorielle qui ressort de ce moment que j'ai trouvé assez sympa et réussi. Malheureusement, il y a trop de drame un peu forcé dans les 3 films, entre les deux fausses mort de Kery James, la mort du gosse, la meuf qui se fait tirer dessus, même si à en croire ce film, les armes à feu c'est pas si dangereux au vu de peu perte qu'elles provoquent mais bon passons. Bref, la narration n'a pas tant progresser mais bon il y a des petites idées de mise en scène pas trop mal, ça se regarde.