Des millions de fillettes à travers le monde ont fait vivre à Barbie tout un tas d'aventures. Greta Gerwig a certainement enfant appartenu au groupe. Adulte la voici venue à la tête du projet de Barbie le film. Seulement la réalisatrice a oublié de jouer avec la poupée lors de l’écriture de son scénario. Si elle l'avait fait le film serait peut-être plus drôle. Son approche de la célèbre poupée blonde, se résume dans un premier temps à lister toutes les situations que les petites filles font vivre à la poupée pour les mettre dans son film. Ainsi nous avons les Hi Barbie, de toutes les Barbies qui se répondent tour à tour au petit matin. Cela donne une flopée de Hi Barbie, Hi Barbie, Hi, Barbie, Hi, Hi, Hi...Tient ça rappelle un salut tous ces hi. Nous sommes dans le monde parfait des nazis. Cette liste n'oublie pas grand-chose on sent que la réalisatrice a bien cochée toutes les cases une à une sans en oublier aucune. Ça manque d'originalité et d'humour poussé tout ça. Ça reste référentiel et amusant, mais ce n'est pas suffisamment corrosif. On veut nous faire croire que la marque accepte l’autodérision et qu'elle a pleinement conscience de ses défauts. Mattel sait qu'elle a plusieurs fois fait fausse route depuis sa création, mais ce temps est révolu. De plus Barbie a toujours cherché à bien faire, donc comme ce n'est pas un instant volontaire on ne peut pas l’accabler de quoique se soit. Si Barbie a changé au cours des dernières années, la forme longiligne de la poupée a tout de même formaté beaucoup de jeunes filles. Le film charge légèrement Mattel et son approche de la femme. Mais on ne parle pas de l'attirance vers une certaine esthétique que la poupée a développée. Le film reste du divertissement, de plus la marque a une image à tenir. Légèrement égratigner oui! Dégrader, non! Personne n'est suicidaire, ni la marque, ni Greta Gerwig. Le film aborde plusieurs sujets. La femme-objet, le patriarcat, la place de la femme dans la société. Tout ce que touche Gerwig n'est pas suffisamment bien développé pour fonctionner. Toute la société serait aux mains du patriarcat et chaque homme serait pour ce système? Dès que Ken découvre le patriarcat tous les mâles de Barbieland adoptent ce système. Les femmes deviennent elles écervelées. De médecin, femme de pouvoir, elles passent à soubrettes serveuses de bières. Une certaine tranche de la société se dirige là-dedans, il n'y à qu'a voir les crétins de la téléréalité. Ou simplement tous les 25-35 ans qui ont tous les mêmes allures, corps musclés, tatouages à la con(les filles aussi se recouvrent le buste) ,grosses bagnoles et fête permanente. Parce que c'est convivial de boire des coups avec ses potes. Ils pensent être unique alors qu'ils sortent tous du même moule celui de la connerie. Les pubs pour bagnoles ont matraqué ce message depuis des années, il est entré.
Germig fait un film qui n'est pas dépourvu d'idées, dommage qu'elle ne soit pas capable d'un meilleur traitement de tout ça.
Les décors sont très bien fait, ils contribue à l'immersion dans l'univers Barbie. Le toboggan qui débouche sur une piscine plate qui se trouve n'être qu'un bout de plastic bleu, c'est amusant. Les vêtements sont kitsch au possible. Dans le monde réel, ils sont totalement ridicules. Tout cela est bien vu. Le regret que l'on a et que la réalisation n'est pas au service des moyens mis. Si les décors collent parfaitement, les plans sont banals, pour ne pas dire carrément daté dans certaines scènes. Margot Robbie est parfaite pour ce rôle, elle a évidemment le physique de plus elle incarne très bien la poupée. Si le film n'est pas désagréable il est tout de même loin d’atteindre le but fixé. Surtout il va très rapidement être daté. Ça pouvait être tellement mieux.