C'est en partant d'un postulat que tout le monde peut comprendre : les aboiements répétés et hystériques de petits chiens horripilants peuvent vous faire péter un plomb à la vitesse de l'éclair, que le réalisateur Bong Joon-ho nous propose une petite pépite du cinéma Coréen.
Ce film est dense, Tati aurait retrouvé ses petits dans quelques unes des scènes déjantées, à la limite de l'absurde et souvent drôles qui jalonnent les presque deux heures de Barking Dogs Never Bite.
Les personnages sont inoubliables de roublardise pour certains, de bêtise pour d'autres, aucuns ne laisse indifférents, que ce soit le gardien d'immeuble gourmet, le professeur d'université limite relou et presque assassin, la petite jeune fille un peu niaise qui se rêve héroine de la TV, la femme dominatrice castratrice enceinte du prof et le sdf complètement largué.
En fan de Tati j'y ai trouvé mon compte et je me souviendrais longtemps de quelques scènes d'anthologie comme le lancer de caniche, le rouleau de papier toilette servant de métre ruban, les mines de gourmet du gardien d'immeuble et l'essai d'empalement in vivo (et drôle) du dernier repas d'un sdf avant la case prison dont il rêve (on y mange si bien)
Malgré quelques longueurs dans la première partie du film , je peux vous dire que j'ai passé un excellent moment, cet humour décalé et noir me ravit littéralement comme toujours.