"Barnabé" fait partie de ces "films à prénom" tout entiers consacrés à Fernandel, lequel, bien que rarement servis par ses metteurs en scène, s'en sort plutôt bien ici. La comédie, qui tire sur la fantaisie musicale suivant ses quelques numéros musicaux populaires, fait évoluer Fernandel parmi des seconds rôles assez pauvres et dont l'utilité n'est guère davantage que de faire valoir la candeur et l'impertinence mal assurée de Barnabé.
Le quiproquo où le modeste musicien qu'interprète Fernandel est pris, à son insu, pour un riche aristocrate à marier, est parfois amusant mais n'est entretenu que par des ficelles et rebondissements énormes. Des gags plutôt stupides et la mise en scène laborieuse d'Alexandre Esway ne relèvent pas le niveau et soulignent l'absence d'ambition du film. En définitive, le réalisateur est incapable de donner une valeur ajouté à un sujet de comédie qui ne vaut que par la cabotinage assumé de Fernandel.