Barton Fink en 1991 a été considéré assez rapidement comme le meilleur film des frères Coen (depuis dépassé par Fargo, The Big Lebowski ou No Country for old men) car dense, troublant et finalement inclassable. Le film raconte l'arrivée d'un auteur de théâtre new yorkais en pleine "hype" à Hollywood pour écrire des scripts de cinéma, ce personnage va peu à peu sombrer dans une sorte de psychose due à plusieurs éléments d'abord une panne d'inspiration puis un voisin énervant de l'hôtel miteux dans lequel il loge puis toute une série de personnes lui mettant la pression. Le récit bascule non seulement brusquement lorsqu'une mort intervient mais comprend également plusieurs petites crises ayant un impact sur la psychologie de Barton Fink, beaucoup de noirceur, un humour étrange et cynique et un final ambiguë. Visuellement on s'approche du Film Noir sans réellement y céder, la moiteur se ressent à l'image, de nombreuses séquences sont virtuoses et les scènes finales complètement démentes dans leur réalisation mais aussi montage. Les interprétations sont assez typiques du cinéma des Coen, je trouve toutefois que John Goodman pique la vedette à John Turturro, bien aimé aussi Tony Shalhoub; comme toujours la galerie de personnages est irrésistible.