Une vingtaine d'année avant Squid Game, il y a eu ce film qui est devenu un classique du genre.
Battle Royale ou comment mettre sur une île une quarantaine d'adolescents et de les faire s'entretuer.
Nous sommes en 2000 et Battle Royale nous emmène dans un univers limite d'anticipation, car nous ne savons pas trop à quelle époque nous sommes.
Ni dans quel pays nous nous trouvons.
Ce qui est clair c'est que ce film n'hésites pas dans ses excès de violence avec des fonds d'air classique ce qui rend l'atrocité encore plus prenante.
Une sorte d'opéra baroque version carnage.
Ce cinéma est un cinéma à part, car on sent la volonté du réalisateur avant tout de nous choquer par l'absurdité de la situation, et de nous alerter sur le fait que malgré tout on y va tout droit.
Réalisation intelligente, cet hunger games de l'ultra violence ne peut que nous faire réfléchir.
Mais que de scènes dantesques, et que de décisions morbides à travers toute cette belle humanité.
Oui c'est cela Battle royale, et c'est un film à part dans son style et sur des excès d'hémoglobine, bien entendu totalement assumé.
Je me souviens la première fois que je l'avais vu j'avais été autant choqué que bouleversé par tout ce que faire l'imagination de l'homme dans le pire.
25 ans après ce sont les mêmes sentiments en imaginant un Battle Royale à notre époque.
Et bien, le plus pathétique c'est que ce serait même plus de l'anticipation.
A voir, pour réfléchir, car le réalisateur pose le doigt sur des gâchettes qui font très mal, et nous démontre que comme toujours, ce monde n'est pas fait pour les plus faibles.
Et à l'arrivée, il ne doit en rester qu'un