Beast
4.5
Beast

Film de Tyler Atkins (2026)

Et allez donc, un énième retour futile de "has been" qui veut retrouver sa dignité dans ce qui sera bien sûr, son dernier combat.


Donc après le malfrat qui organise un ultime coup pour montrer qu'il est le meilleur, le combattant qui remonte sur le ring pour prouver qu'il est encore bien vert ou le roi de la belote qui monte un ultime tournoi pour sauver l'EHPAD où se trouve sa mémé, le film de "retour" (désolé je n'ai rien trouvé de mieux) a semble-t-il, encore de beaux jours à vivre.


Toujours ultra codé, ce genre enfile à la chaîne tous les passages obligés et les poncifs les plus éculés : l'épouse qui au début ne veut plus de combat mais qui finit par assurer son indéfectible soutien, les atermoiements à rallonge du héros, l'entraineur duraille mais juste et bien entendu, l'adversaire arrogant et puant qui ne sait pas encore qu'il va se faire défoncer par le vioque. Inutile de m'accuser de spoiler, ces produits sont tous construits de la même manière donc on connait la fin avant de l'avoir vue. Le seul intérêt peut alors résider dans les combats.


Ben pour "beast", on n'aura même pas droit à un infime soupçon d'originalité. En effet, toutes les cases vont aussi être cochées, de l'entraînement surhumain aux inévitables "Je t'aime" à Madame (mais aussi à l'entraîneur bedonnant, ça c'est plus glauque), des coups de pute du méchant pendant l'affrontement final à l'incontournable passage au tapis (mais heureusement, il n'était que blessé) pour terminer sur un final d'un courage absolu qui comblera la mémé citée plus haut.


Pour faire court et poli, on dira qu'ici les enjeux dramatiques sont inexistants et que de ce fait, la tentation de l'avance rapide est permanente pour arriver au moment où le gentil va mettre sa branlée à l'autre tête de con. Mais là encore, le gentil, il l'est tellement pour un free fighter, qu'on ne ressentira aucune montée d'adrénaline ni la moindre empathie pour lui quand, après avoir eu un oeil presque crevé puis avoir été visité par la grâce et boosté par sa coach, il retrouve la hargne nécessaire pour terrasser la marmule.


Encore presque 1 heure de perdue (merci l'avance rapide car le machin en fait presque 2) pendant lesquelles je me suis dit que j'aurais pu revoir "Nous avons gagné ce soir" ou le méconnu "Deux filles au tapis" dont la réussite, fondée sur la véritable épaisseur humaine des personnages et les drames auxquels ils sont confrontés en font deux oeuvres phare du film de baston.

Vieuk
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le 13 mai 2026

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