Après avoir vu l’excellent "Eddington" d’Ari Aster, me suis souvenu qu’entre lui et son dernier long-métrage "Midsommar", il y avait un film que je n’avais pas encore eu l’occasion de le voir, 'Beau is Afraid'.
Ce film donc raconte le voyage halluciné, d’un psychiatrique en proie à des crises qui lui rendent la vie exécrable. Le ton du film, suivant divers événements, monte doucement crescendo dans un voyage sur la folie absolument incroyable pour ne pas dire complètement zinzin.
D’ailleurs le film baigne dans une aura très Lynchéenne, dans son traitement scénaristique, plus que sur sa forme visuelle, qui elle, reste dans un classicisme éculé, mais bien maitrisé cependant.
On appréciera les petits clin d’œil furtifs à Alice, qui intègre le film dans le champ lexical si je puis dire, de la folie, ou encore la référence bien placée à "Midsommar".
Le film est littéralement une allégorie à "Alice au Pays des Merveilles", c’est une descente aux enfers, ou Beau est dans un cauchemar éveillé, prisonnier dans sa propre tête.
C’est en même temps, une farce tragicomique qui se joue, certaines séquences sont vraiment très drôles, entre absurde et folie. "Beau is Afraid" est un objet conceptuel très complexe à appréhender et c’est justement cette grande subtilité et cette finesse dans l’écriture, qui le rend encore plus intense dans son propos.
Faut suivre quand même ce grand WTF de près de trois haures quand même, mais rien que pour le passage théâtral, avec la narration sous forme de Visual Novel complètement psychédélique, c’est grandiose!
Par contre l'aventure part dans tous les sens, nous perdant un peu avec le fait qu’il soit un peu trop long pour son propre bien. Le final perd ainsi de son intensité, dans un flou artistique un peu too much.