Le film commence par son titre issu d'une des pires traductions de l'anglo-US vers le français, entretenue plus tard dans la pellicule par un rébus où l'on voit la canette sponsor du film expliquer le nom de ce personnage infâme délirant dont il ne faut pas prononcer plus de deux fois le nom : Betelgeuse et non pas Beetlejuice. Et voilà mon pote, tu est sur la liste avec Star Wars et sa guerre des étoiles (au lieu de les guerres de l'Étoile) qui les accumule avec son Dark Vador (au lieu de Darth Vader...), bref.
Un couple assorti
Bien des défis techniques se posent à Tim Burton avec les moyens disponibles en 1988 pour exprimer son art délirant à commencer par le couple d'acteurs principaux : Gena Davis mesure 1,83m et la faire jouer dans des tranchées ou face à des acteurs perchés sur un marchepied peut s'avérer pénible ! Alec Baldwin fera donc l'affaire, surtout si l'on remarque que la belle Gena porte uniquement des chaussures plates type ballerines, un détail qui n'échappe pas à l'abonné de Studio et Première que j'étais à l'époque.
Scénario construit autour de l'esprit complexe de Tim Burton
C'est l’apanage des génies : leur vision, leur esprit, leur rapport à la société... Tout en fait paraît décalé, absurde, excessif au commun des mortels. Beaucoup diront le contraire et m'écriront que je fais une généralité. Pourtant Mozart n'était-il pas totalement allumé pour son époque ? Dali ne vivait-il pas sur une autre planète ? Combien d'autres génies créatifs étaient dans ce cas... C'est là que je vois le génie Burton comme d'autres le voient chez Botero, il peint la pellicule avec sa vision d'un monde absurde et morne qui pourtant contient des satisfactions et des joies, des personnages vivants totalement tordus qui font face à des fantômes de morts bien plus posés qu'eux...
Et c'est face aux vivants que le mort arrive en sauveur
A travers la maquette et le monde réel (ou irréel, allez savoir) arrive un malheur à nos deux tourtereaux. Pour les sauver une seule solution : faire intervenir un personnage totalement excessif, lourdingue et goujat en la personne de ce Betelgueuse, emprisonné dans la maquette de la ville. On aime ou pas, mais le fait est qu'il a inspiré une série TV dessin animé diffusé sur bien des chaînes et qu'il est devenu culte.
Un film qui a sa place dans ma vidéothèque car je l'avoue : j'apprécie ce réalisateur.