Comment un film où aucun rapport sexuel n'est consenti et chaque viol érotisé (seul le premier viol l'est vraiment montré comme tel) peut-il être vendu comme un film féministe" et "sulfureux". "L’aspect qui en ressort est sensuel, érotique, viscéral" WIKIPEDIA.


En regardant Belladonna je me suis sentie souillée comme étant victime d'un masochisme et d'un harcèlement bien trop banalisé. 1H30 qui s'éternise à tel point que regarder l'intégralité de LOTR en VL et sans sous titre parait plus court!
Jeanne est un personnage soumis aux hommes qui la maitrisent avec leur sexe. Le seigneur et le Diable sont des clichés d'hommes puissants qui pensent que tout leur est dû car ils ont un droit de cuissage et baisent les femmes. Les personnages sont tous des clichés dans le mauvais sens du terme, on les méprise du début à la fin de ce long métrage. Les hommes sont des harceleurs qui prennent le personnage féminin pour un objet sexuel, quant à Jeanne elle parait se complaire dans cet oroboros de violence. Ce personnage dégrade l'image de la femme, le seul message qu'elle m'a fait passer est le fait qu'elle s'habitue à se faire violer et qu'elle prenne du plaisir au fil des différents viols qu'elle subit.
La musique semble être une boucle incessante et ne permet absolument pas de rentrer dans l'histoire.
Heureusement que les couleurs du film sont intéressantes et que quelques dessins attirent l'attention. Une exposition de peinture aurait été plus judicieuse ! J'ai été particulièrement touchée par les références à Klimt.


Lorsque le film s'est, enfin, terminé j'ai ressenti un soulagement extrême, mais j'ai alors dû tenter d'expliquer mon ressenti face à quelqu'un qui avait énormément apprécié le film et avait vu la libération de la femme par l'orgasme (si j'ai bien compris). J'ai pu comprendre son point de vue mais ce film m'a fait ressentir une étrange sensation comme lorsqu'un gars insistant te colle dans les transports en commun juste parce que tu es une fille, et que ô mon dieu tu portes une jupe tu mérite tellement que je te traite de pute et te siffle sale sorcière. Jeanne est un personnage qui m'a mis mal à l'aise et m'a profondément dégoutée.


Je n'ai aucune note à mettre à ce film tant j'ai été déçue (mais j'ai été obligée d'en mettre une pour publier cette critique). On ne peut pas dire qu'il ne m'a rien fait ressentir bien au contraire j'y ai même repenser dans la nuit ! Je vais tenter de lire l'essai de Jules Michelet pour tenter de comprendre ce que j'ai vu.


Je suis très curieuse d'avoir divers avis (surtout féminins je n'ai eu que des retours masculins) sur ce film qui est considéré comme un chef d'oeuvre par beaucoup.

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le 19 janv. 2017

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Laura Fournier

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