L'humanisme est une puissance du regard. Il est une capacité à dépasser un réflexe d'inquiétude voir de peur. C'est ce que m'apprend Hosoda ici quand il regarde la quête adolescente.
Il perçoit honnêtement un certains penchant des ados pour l'effacement dépressif dans les réseaux sociaux mais comprend tout autant ce qu'il s'y joue pour eux d'emancipateur.
En jouant la belle ou la bête, le papillon insolent ou le super héros autoritaire, Hosoda nous montre ce désir de jeu, d'expérimentation d'une classe d'âge qui a besoin de prendre des risques.
Le besoin de mythologie défouloire semble atteindre son paroxysme dans le monde de U, il n'est pourtant pas moins humain. Hosoda a la grandeur d'âme pour le voir.