James Cullen Bressack est un réalisateur qui, immédiatement, n’inspire pas confiance vu que dans ses dernières croutes, on retrouve un des derniers Van Damme, le mauvais Hatch – Protection Rapprochée (2024), un Mel Gibson de 3ème zone, Hot Seat (2022), ou encore deux Bruce Willis navrant de fin de carrière, Fortress (2021) et Survive The Game (2021). Et donc en 2019, il signe ce qui est à l’heure où j’écris ces lignes, le dernier Steven Seagal en date, Beyond the Law. Ça donne envie tout ça non ? Mais bien sûr que ça donne envie putain, c’est enfin la fin de mon marathon de la filmographie de Steven Seagal par ordre chronologique… Bien sûr que j’étais pressé de le voir et d’en finir avec ce défi stupide que je m’étais lancé il y a un peu plus d’un an. Bordel, c’est enfin la libération. Mais avant, laissez-moi vous parler de ce dernier film, même si, sincèrement, j’ai vraiment l’impression de dire la même chose depuis un sacré paquet de films tellement ils sont interchangeables.


Seagal est fatigué, très fatigué. On sent à de nombreuses reprises dans son regard qu’il n’a clairement plus du tout envie d’être là. Il ne fait d’ailleurs pas grand-chose ici. Il marche un peu, de temps en temps. Il est assis, souvent, baragouine des répliques avec sa voix monocorde, fume parfois des cigares. Parce que assis, c’est moins fatigant. C’est simple, il doit être debout même pas 3 minutes dans tout le film, scènes d’action comprises. Il n’a plus envie d’être là, ça se sent, et clairement, on comprend que depuis 2019 il ait disparu des écrans pour faire autre chose. Avec le rythme qu’il a eu durant les années 2010, il a clairement amassé suffisamment de pognon pour prendre, à presque 70 ans à ce moment-là, quelques années sabbatiques. Le reste du casting est là, et c’est déjà bien. Beyond The Law marque les retrouvailles entre Steven Seagal et le rappeur DMX, ils avaient déjà collaboré dans le film Hors Limites en 2001. Beyond The Law est d’ailleurs la dernière apparition cinématographique de DMX avant sa mort en 2021. L’action ? Pfff… l’action… Ce n’est pas bon. Voilà, je n’ai pas envie de développer plus. C’est mal filmé, c’est mal monté, ce n’est pas beau à voir. Voilà, il n’y a pas besoin d’en savoir plus. Et puis il n’y en a pas beaucoup au final. Ah si, la courte scène d’action de Seagal est rigolote tellement elle est mauvaise. Mais c’est générique et/ou oubliable dans l’ensemble. Ce qui est oubliable/générique également, c’est le scénario du film, vu, revu, et re-revu des dizaines de fois. Et puis il est tellement passionnant qu’on l’oublie au fur et à mesure que le film avance. Ou alors c’est l’épuisement, d’avoir enchainé autant de Seagal, et de savoir qu’après celui-là c’est fini et que, du coup, le cerveau bien amoché à cause de ce marathon n’enregistre plus rien et n’a en ligne de mire que le compteur qui avance petit à petit.


Plus que 1h26… plus que 1h12… plus que 58minutes… plus que 33 minutes… plus que 12 minutes… lorsqu’enfin, les premières lignes du générique de fin arrivent et qu’on sent tout son corps comme libéré de quelque chose. Comme si lui aussi savait que, ça y est, c’est fini, alors que mon cerveau malade est lui déjà en train de réfléchir quel sera le prochain défi, quelle sera la prochaine saga dans laquelle je vais me lancer. J’ai les 4 opus de La Mutante à me faire. J’ai aussi les 5 premiers Détour Mortel, histoire de compléter la saga sur le site. Non petit cerveau, non, je ne me ferais pas l’intégrale de Jean-Claude Van Damme ou de Dolph Lundgren, oublie ça tout de suite. Vous vous dites peut-être que je ne parle au final pas beaucoup de Beyond The Law. Et vous avez raison. Mais est-ce que, sincèrement, vous en avez quelque chose à faire de Beyond The Law ? Même si vous faites partie des fans hardcore de Panda Bouffi, vous savez que c’est de la merde et qu’il n’y a rien à sauver. Et pour ceux qui ont suivi mon marathon pour l’amour de la blague, vous devez être fatigué de me voir écrire les mêmes choses, tout comme Seagal semble fatigué de tourner dans ces bouses, tout comme je suis fatigué de les regarder. Alors oui, il est temps que ça se termine, il est temps que je me concentre sur autre chose que des films avec un gros monsieur qui n’a plus l’âge pour ces conneries, sur autre chose que des films où personne n’en a rien à branler, du réalisateur aux acteurs en passant par le monteur, le compositeur et le directeur photo. Oui, mon marathon est fini, je vais aller fabriquer une statue avec la pâte à modeler des gosses en mon effigie, histoire de me rappeler que je l’ai fait, que je suis toujours en vie mais que, clairement, plus jamais ça ! Enfin, sauf si le gros Seagal sort un nouveau film, je n’aurais pas le choix, faudra que je remette le couvert.


Beyond The Law achève mon marathon de la filmographie de Steven Seagal par ordre chronologique. En plus d’être mauvais, très mauvais même, il est mou et chiant. Mais victoire, j’en suis venu à bout, et c’était pas dommage !


Critique originale avec images et anecdotes : https://www.darksidereviews.com/film-beyond-the-law-de-james-cullen-bressack-2019/

cherycok
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le 29 juin 2025

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