Ali est seul dans ça douche.
Uniquement accompagné des bruits de goutte d’eau et du crépitement de ce qu’il envisage être sa dernière cigarette.
La première note de la musique qu’il écoute apparait en même temps que le titre du film.
Des accord bouleversant d’un piano cotonneux, élaborant les fondation pour l’arrivée d’un violon extrêmement simple et tout aussi triste.
Le genre de musique instantané au toucher universelle.
Mais Ali éteint sa cigarette et coupe cette musique qui nous immergait totalement dans le film dès ses premières notes au bout de seulement 20 secondes.
La perte de cette mélodie si absolue est déjà un premier petit déchirement pour le téléspectateur.
Ali retire simplement son casque, le range avec soin, etain son lecteur MP3.
Il ouvre son robinet de douche, enlève son tee-shirt et le passe à l'eau puis l’accroche fermement à son cou et s’en sert pour recouvrir son visage.
Déterminé, il ajoute ce sac plastique qu'il avait préparé à ses pieds pour également y plonger sa tête.
Puis il bloque méthodiquement ses bras derrière la tuyauterie.
Il y a de la double scène dans le montage, deux versions du même geste avec quelques détails fluctuant pour un même plan d’un tiers de seconde.
Son cocktail pour tirer sa révérence est donc ce mélange de waterboarding et d’intoxication à son propre dioxyde de carbone
Ali semble expérimenté et prêt à mettre fin à ses jours alors que le rythme du sac plastique se gonflant et se dégonflant accélère sous nos yeux.
C’est donc pour cela qu’il a coupé la musique.
Et c’est aussi pour cela qu’il l’avait mise.
La douleur augmente, la panique également mais il tient.
Il suffoque et pousse des cris étouffés et chancelle sur ses pieds.
Au loin sa frappe a la porte de manière autoritaire, mais ça ne l'arrête pas malgré ces cris incontrôlables.
En revanche la tuyauterie cede sous son ajitation, liberant ainsi ces bras et annulant du meme coup son suicide, puisqu’une foi les bras liberer il est tout simplement impossible de ne pas dechiré le sac plastique en pareil situation.
Quelle que chose a compromis son dernier projet.
Il sort de la douche torse nu longent de ces doight les mur de son appartement nous confirmant du meme coup qu’il est bien non voyant comme nous pouvions le presentire.
Puis il se dépêche de répondre au travers de la porte pour savoir qui c’est et ce qu’il ce passe.
La police lui demande d'ouvrir la porte, mais elle n’est pas là pour le secourir.
Elle nous aprendrat qu’une femme dangereuse c’est echaper et ait dans l’immeuble.
Je n’irais pas beaucoup plus loin sur le récit, je vous ai détaillé les 4 premières minutes de ce film de 2H.
Arret sur image :
Navid Mohammadzadeh (puisque c’est lui qui porte à l'écran le personnage d’Ali) est filmé de dos, face a ça porte d’entré.
Il est dangereusement amaigrie et est également très convaincant dans sa manière de jouer un personnage non voyant.
En seulement 4 mn 30 on comprend comme reveiller en sursaut du film, a quelle point l’acteure nous livre ici une performance bouleversante. Ni racoleuse, ni complexe, simplement juste et déchirante la hauteur de sa musique et de sa situation.
Je ne suis pas un expert du cinéma Irannien mais j'avoue que sur la dizaine de film que j’ai vu, cette acteur était présent dans plus de la moitié d’entre eux pour mon plus grand plaisire.
Point de repère pour moi dans l’arpentage de ce cinéma me procurant de grands shoots d'émotion, nous aportant cette angle de vue différent, cette maniere différante de “faire cinema”.
Son monologue dans la voiture dans “La Lois de Théhéran” m’as fait comprendre la puissance de jeu de Navid Mohammadzadeh et je l’ai de suite comparé au Deniro de la grande époque.
Mais si comparaison ou plutôt référence de style de jeu il devait y avoir, pour un acteur occidental je pense que je nommerais plutôt un Viggo mortensen, en gardant le coté Deniro pour la stature, le physique et le charisme.
Que deviendra le cinéma Iranien a présent ?..
Je ne sait pas quelle est la “méthode” de Navid, ni même s' il en a une comme Bobie Niro, mais pourtant je trouve cet homme plus convaincant, surtout après avoir vu dans ce métrage de Vahid Jalilvand.
Et pourtant j’ai été un grand fan de Deniro comme de nombreux mec blanc cis genre quicagénaire.
J’ai eu la chance de découvrir Beyound the wall au cinéma, a Paris, lors d’une projection du festival du cinéma Irannien je crois (mais je ne suis plus sur).
Tout ça pour vous dire que je connais ce film depuis deux ans, lui ai mis 9/10 a l’époque, je ne l’ai jamais oublier, l’ai revu hier et confirme une foi encore à quelle point ce film est efficace.
Nous sommes dans un huis clos, hormis quelques flashbacks.
Un appartement d’homme celibataire, non voyant qu’aucune famille ou amis ne vienne voire.
Seule les visites d’un médecin et de la police amène de la “vie” si l’on peut dire.
Aucune couleur dans ce trois pièces, des murs terne, un canapé, une gazinière,un frigo, une chambre avec un sommier et un matelas.
Et cette disposition d’objet méthodique encore une fois pour avoir des repères malgré le handicap et éviter des accidents qui arrivent malgré tout.
Quelque minutes apres la scene de la porte venant validé l’echec du suicide, nous nous apèrcevont que la femme rechercher a trouver refuge chez Ali, sans un bruit, remarquant que son hote (pas encore consentant) est non voyant.
Une femme pleurant, terroriser a l’idées que Ali la découvre, que la police la découvre, fuyant on ne sait quoi.
Voila qui va apporter à Ali un lien vers le reste de l’humanité, lien qu’il semblait avoir perdu il y a déjà bien longtemps.
Bien loin de son rôle dans “Leïla Et Ces Frères” plein de mensonges, de réponse du tac au tac, de rebondissement et d’interaction familiale.
Bien loin egalement de son role de frère tox/dealeur de “Life and a day”dans une autre famille pour le moins animé.
Ici : Rôle tout en intériorité.
Ce que Navid joue à la perfection ce n’est pas seulement la tristesse, la dépression, d'être devenu malvoyant ou d'être victime de percecution policières.
Ce que Navid joue a la perféction et c’est avant tout la solitude.
C'est la caractèristique principal de son personnage qu'on l'on croit un peu trop vite être la nonvoyance.
Encore un jolie retournement.
Cette voix voilé que l’on a en pareil cas, vous connaissez la voix du matin qui sort à 16h de l'après midi alors que vous vous êtes levé à 9h ?
Puis cette même voix qui sort semi éteinte parce que la dernière foi que vous vous êtes servie de vos cordes vocal, c’etais il y a quelque jour a present.
Navid Mohammadzadeh joue cette solitude à la perfection, tout y est.
La voix blanche, monocorde, semi roch, accompagné de la diction lente et laborieuse montrant qu’il penne a parlé, qu’il le fait parce qu’il faut le faire, mais que ça reste effort pour lui comme porter un sac trop lourd.
Plus aucune endurance conversationnelle ni éloquence.
La tension qu’il va éprouvé dans cette situation avec cette réfugier dans son appartement va justement lui apporter ce besoin, ce but, cette obligation de sortire de soi meme par pur humanité.
Comme pour rappelé que meme reclu d’elle, ces gens dont nous pouvons faire partie reste très humain (plus humain ?) malgré le peu de contact qu’ils et qu'elles ont avec le reste de leur semblables.
Cette femme qui ce cache chez lui, “Leila”, est jouer par Diana Habibi.
C’est elle le second moteur de tension dramatique du récit.
Beaucoup plus dans l’urgence, dans la vie, la panique et la frayeur constante au début du métrage.
Elle aussi atteinte d’un handicap plus léger, des crises d'épilepsie quand la tension est trop forte.
Et la tension ne fait que grimper dans sa situation.
En plus de la fuite de la police, elle a une autre quête bien plus importante qui augmente l’urgence et son inquiétude.
Sont jeu a la hauteur de celui de Navid, ça situation et ces réaction sont poignante.
Ces deux miroirs de désespoir au reflet différent, partageront quelque mots et le meme appartement quelques temps.
Mais sans la moindre phase de tranquillité ou de routine.
Tout n’est que tension et quête d’apaisement de ces tensions, ce qui donne à Ali ce besoin réflexe d’hospitalité sans jugement malgré les risques et les interrogation répétée de la police s'invitant à son domicile fréquemment.
En tout et pour tous, le recit doit etre resséré sur trois ou quatres jours.
Cette critique est très longue mais je me suis volontairement focaliser sur environs les 20 premières minutes du récit.
Ce huis clos a bien plus a proposé, d’autre thème riche abordé, d’autre problématique et d’autre jolies éclaircie.
Nos deux acteurs et actrices portent le film.
Et cette musique interronpu du debut est comme la quête d’un bonheur passé, qui leur aurait été arraché et que nous voulons nous aussi retrouvé.
La seule bémole que l’on pourrait peut être (donc ce n’est pas sur) aporté est ces deux heures.
Il aurait pu je pense être raccourcie de 15 mn, mais nous aurions perdu en temps pour apprivoiser nos personnage et leur situation.
A débattre donc.
La photo quand a elle est très belle, soignée et pourtant tout en sobriété, sans oublier les eclaircie dans ce lieux que l’on imagine sombre.
Et lors des flashback, la lumiere de l’Iran nous rend ces flashback presque éblouissants, encore une foi comme les gens trop seul qui reste enfermé chez elles et eux.
Ali n’est pas totalement aveugle, ça vu baisse de plus en plus d'où la venu quotidienne du médecin, mais il voit la lumière et l'obscurité.
Par dela la musique Le design sonnore est egalement bien représenté et equilibré .
Chaque son est important dans la vie d'un nonvoyant je suppose.
Et le film le représente parfaitement par ces silence et augmentation sonors de situation.
Une belle science du contraste dans l'image, le son, les personnages et les situation.
Définitivement :
Beyond the wall est selon moi le film indispenssable du cinéma Irannien.
Moins “grand public” qu’un “Leila et c’est frère” et plus étouffant que ‘La Loi De Téhéran’.
Évidemment il faut voir les trois ; mais Beyond the wall semble etre est oublié, mal distribué (je n’ai pu le trouver qu’en torrent et sous titre anglais) et ici même il n’y a pas une seule critique…
Je tenais donc simplement à dire que ce film existe et que si vous aviez la chance ainsi que la bonne intuition de le voir, vous ne l'oublierez jamais.