160e film de l'année : Big - 1988
On continue la filmographie de ce bon vieux Tom Hanks.
On a là un film assez typique des projets de Tom Hanks dans les années 80, sa première décennie de carrière : des petites comédies romantiques très ancrées dans l’esprit de l’époque, avec une vibe typiquement 80’s, pensées pour un public enfant/ado.
Et du coup, en dehors de la direction de ces premières années en tant qu’acteur, ça vaut quoi Big ?
C’est exactement ce que j’ai résumé plus haut : très ancré dans les années 80, un humour enfantin, un acting de Hanks dans cette vibe (le personnage étant un enfant dans le corps d’un adulte).
En VF, le film est assez insupportable… imaginez un ado qui double un acteur de 32 ans.
Drôle de se dire qu’à 32 ans, Tom Hanks n’était pas encore l’acteur incroyable (et ultra familial) qu’il est aujourd’hui, mais la “réussite” n’a pas d’âge, même pour les plus grands noms.
L’acteur qui joue Tom Hanks enfant est assez insupportable (tout comme le personnage du meilleur ami) : c’est quand même plus agréable de voir le personnage sous les traits de Tom Hanks lui-même, sauf que son jeu est très excessif, forcément, puisqu’il incarne un enfant naïf dans le corps d’un adulte.
Le scénario est assez simple, mais il aborde des thèmes qui font sens avec son sujet : l’enfance, le fait de grandir, et de se rendre compte des problèmes d’adulte.
Quand on est petit, on souhaite être grand… et quand on est grand, on aimerait parfois redevenir enfant.
Quand on est enfant, on veut surtout s’amuser et tout prendre à la légère.
Mais quand on devient adulte, on est entouré d’adultes aigris qui ont oublié cette légèreté et le plaisir simple de vivre, de s’amuser.
Beau parallèle entre ses collègues de travail et son directeur (qui déclenche d’ailleurs un changement de poste).
Le film montre aussi très bien la différence entre la vision d’un enfant (la simplicité, un jouet doit être amusant) et celle d’un adulte (la rentabilité, les chiffres), comme la scène entre Susan et Josh qui font du trampoline au lieu de… bon.
Le fait qu’ils finissent par le faire plus tard dans le film est un choix assez curieux… surtout quand on sait que le personnage a intérieurement 12 ans.
Mais c’est aussi assez typique et représentatif de certains travers d’Hollywood.
Le film respire les années 80, que ce soit dans son énergie, ses décors ou son ambiance générale. Il garde une vraie vibe de comédie légèrement aventureuse tout en restant une comédie fantastique.
Certains plan d'ensemble puent le cinéma et surtout les années 80.
La machine qui réalise le vœu en prédisant l’avenir me fait penser à Zathura (2005), mais aussi à Jumanji, même si Big est évidemment bien plus ancien et fait partie des œuvres qui ont popularisé ce genre de concept. Le film ne va pas plus loin que cette idée de base : il sert surtout de déclencheur narratif.
Du coup, Big reste sympathique, surtout dans sa seconde moitié, pour ceux qui ont gardé une âme d’enfant.
6,5/10