Big Boss est le 3è film où Bruce Lee tient le rôle principal après une longue filmographie de rôles secondaires depuis l'époque où il était bébé. Ici, il joue un chinois, Cheng, qui va se rendre en Thaïlande pour travailler dans une fabrique de glace. On n'apprendra pas comment la glace est fabriquée, mais que cette fabrique de glace n'est qu'une façade pour un trafique de drogue qui est cachée dans les blocs de glace. Habile ! Et en plus ça permet de la conserver plus longtemps !
Pas mal de bagarres éclatent des l'arrivée de Cheng, mais il a promis à sa mère de ne pas combattre et porte un talisman en jade autour du cou pour symboliser cette promesse. Jusqu'au jour où c'est la bagarre de trop et que le talisman est cassé. Et là c'est la drame. Bruce Lee se met à crier. On comprend qu'il va enfin combattre. Et là il commence à les aligner un par un, y compris en les plantant avec des couteaux. Tant mieux, parce que une bonne moitié du film était passée sans voir Lee combattre. Les scénarios de Kung Fu, on le sait, sont essentiellement marxistes, et c'est encore une fois le cas ici : on assiste à la lutte des classes entre les pauvres ouvriers et les méchants patrons qui les exploitent. Jusqu'au jour où un type qui maitrise le Kung Fu va les niquer, jusqu'au combat final avec le patron, le Big Boss. C'était le cas notamment dans La 36è chambre de Shaolin et Retour à la 36è chambre.
Cependant, le scénario est un peu riquiqui, les scènes assez répétitives, les dialogues très nuls. Il n'y a que les scènes de combat plutôt réussies pour sauver le tout, mais elles ne sont pas très nombreuses. Noter la bande son avec du jazz très sympa et un air de rock qui anticipe sur Tarantino. Une sorte de western chinois. Malheureusement, le scénario et les dialogues sont tellement nuls que le film n'obtient pas plus que la note de 5,5. On se retrouve la semaine prochaine pour un autre film de Kung Fu.