En 2004 débarque en France Big Fish, le nouveau bébé de Tim Burton, adapté d'un roman. Différent des habituelles fables macabres, ce projet burtonnien suscite la curiosité. Le réalisateur livre un bijou d'inventivité, un projet unique et différent. Comme d'habitude, la partie graphique est un élément majeur. Le film est visuellement magnifique et très coloré. Il s'en dégage une sorte de poésie. Comme le héros de cette histoire, le spectateur écoute avec attention le conte que l'on lui narre : l'épopée d'un homme privilégiant ses tendres rêves à la morne réalité. Qui est vraiment Edward Bloom ? L'homme à qui il est réellement arrivé toutes ces folles aventures, ou juste un mythomane embellissant son existence ? Au fur et à mesure de son avancement, le protagoniste va de rencontres en rencontres. Il y a évidemment sa femme, dont la rencontre donne lieu à l'une des plus belles scènes du film, mais également la délirante population de la ville de Spectre. Cette étrange ville est une espèce d'utopie, où chacun vit heureux et épanoui. L'apparition de Steeve Buscemi, quoique trop courte, est remarquable. La scène du braquage, où on le retrouve est, quant à elle, mythique ! L'une des plus drôles du film. Big Fish n'est cependant pas qu'une comédie sans âme. Sans le spoiler, je dirais simplement que le final est beau. Beau et émouvant. Le rêve n'est-il pas une magnifique façon d'embellir le réel ?