Dès les premières secondes on reconnaît le cinéma d'Andrea Arnold avec ce Bird. Le film nous plonge dans un endroit bien sordide, surtout qu'il est vu par une gamine de 12 ans dont le père est dealer vivant dans un squat, idiot mais plutôt bienveillant et entrain de préparer son mariage. Comme souvent la caméra de la cinéaste britannique s'attarde sur ce milieu des cas sociaux, des marginaux, des squatteurs et des miséreux (ici l'action se déroule dans le Kent, au sud de Londres), sa description est ici peut-être plus "agressive" qu'à l'accoutumée car les personnages sont plus accentués, presque caricaturaux mais sans doute véridiques. Pourtant ce film Bird est différent des autres longs-métrages de la cinéaste car celle-ci fait appel au "Réalisme magique" en introduisant très finement un élément psychologique fantasmé pour ne pas aller jusqu'à dire fantastique et surnaturel, car l'héroïne de cette histoire fait la rencontre d'un drôle d'énergumène surnommé Bird, une sorte d'ange sacrifié aidant la gamine dans cette période compliquée pour elle. Comme à chaque fois, l'imagerie est "truquée" avec de multiples petits effets visuels.