Bird People, c'est l'histoire de plusieurs personnes, aux parcours différents mais ayant ce point commun qu'ils sont quelque peu perdus dans leur quotidien.
Ici, on assiste parfois éberlués, parfois attendris, à trois jours dans la vie des personnages.
Par sa fine technique, la cinéaste aborde sous un angle inédit la solitude, la contemplation, le besoin de liberté, le lâcher prise, l'importance du contact humain, et autant de choses inhérentes à la vie humaine.
Solitude, parce que les deux personnages sont incroyablement seuls, à la fois objectivement pour Audrey, jeune étudiante désillusionnée qui vient de quitter la fac et peine a trouver ses repères, tout comme subjectivement pour Gary, homme d'affaires américain qui passe son temps à voyager pour rencontrer des collaborateurs, emprisonné de facto par son emploi du temps.
Ainsi on s'envole en suivant tour à tour les deux personnages. Ils sont très différents, mais semblent aussi vivre le même désœuvrement.
Finalement, on comprend que cet hôtel où se déroule l'intrigue est l'épicentre de leur mue. Tous deux s'affranchissent avec brio de leurs contraintes pour se préparer à un avenir meilleur.
Bird People est, à mon avis, un très bon film.