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le 12 févr. 2015
SuivreRise Like a Phoenix
Iñárritu est sans aucun doute un réalisateur de talent, il suffit de jeter un œil à sa filmographie, selon moi il n’a jamais fait de mauvais film, de "Babel" à "Biutiful" on passe de l’excellence au...
Voilà enfin le retour du grand Michael Keaton, l'acteur dérangé aussi à l'aise dans la comédie loufoque que le drame intime, dans un film cumulant généreusement les deux. Du sur-mesure. A tel point que Riggan Thomson a lui aussi besoin d'un come-back longtemps après avoir incarné un super-héros au cinéma...
Et quel come-back ! Il fait plaisir, le Michael, dominant sans se forcer un film aussi vide qu'une capote neuve.
Oui vous m'avez bien lu : Birdman ne sert à rien d'autre qu'à montrer sa bite.
Affichant une virtuosité de façade, Iñárritu promène sa caméra dans les coulisses d'un spectacle de Broadway, prenant allègrement tout le monde de haut, de sa star mégalomane à moitié schizo qui ne retient pas le nom des techniciens au comédien de l'extrême qui bande sur scène, en passant par la critique cinglante qui change d'avis au dernier moment... Rien dans ce foutu film ne sonne juste.
On n'a qu'une pléthore de lieux-communs et de clichés tenaces qui rendent le métrage prévisible à en pleurer et d'une condescendance inacceptable. C'est bien simple, Birdman aurait pu être écrit par mon prof de théâtre au lycée... Et ça en dit long.
Enfonçant toutes les portes ouvertes, soulignant ses références au Stabilo fluo-qui-clignote, à grand renforts de name-droping et de citations de Macbeth, le scénario se révèle incapable de dégager un sujet clair en dehors de ses piques misérables.
Et même la résolution est à se faire seppuku. Après avoir vilement critiqué la vilaine critique ( mise en abîme stupide s'il en est... ) Riggan retombe dans l'alcoolisme et se réveille le matin avec une épiphanie digne de docteur House, mais finalement il déprime cinq minutes, mais re-finalement son producteur le convainc et re-re-finalement il se tire une balle avec son "pistolet de Tchekhov" devant le public médusé. Alors re-re-re-finalement la critique écrit un super papier sur son spectacle !
Foutez-vous d'ma gueule.
Et ce terrible travers sur le papier va hélas déteindre sur le travail du chef opérateur. Lubezki badigeonne lui aussi certains couloirs de bleu ou de rouge pour qu'on sache où on est... Et, comble du malaise, certains plans séquences ont des retouches numériques pour stabiliser le cadre qui se voient comme le nez au milieu de la figure !
Si je salue le travail de compositing qui lie les plans entre eux, le choix délibéré de faire une bouillie de pixels lors des scènes à effets visuels "visibles" est une dernière preuve qu'Alejandro n'est qu'un gros prétentieux qui mérite sa tête en haut d'une pique. Même le costume du Birdman est volontairement ringard pour humilier les fans de Comics et de leurs adaptations, non mais quel connard.
Seule réussite de ce fatras répugnant, les acteurs bien sûr. Leur énergie, leur humour... Je dois reconnaitre que les passages drôles du film font mouche.
Rideau.
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Créée
le 28 févr. 2015
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le 12 févr. 2015
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