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Lang au chien
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le 26 mars 2025
Le film tisse une toile de sous-intrigues et d’interrogations en suspens, où des trajectoires parallèles se frôlent sans jamais vraiment se rejoindre, avant de s’éteindre, oubliées et dérisoires, aux confins arides du désert de Gobi. Peu importe leur issue, une incertitude diffuse s’installe, s’étire jusqu’à un point de non-retour, une incertitude radicale. Une atmosphère singulière se déploie, portée par une mise en scène qui garde toujours une certaine distance avec ses personnages, leur laissant l’espace de respirer, de s’épanouir (mais les enfermant aussi dans un mutisme pesant face à une ville en déclin). Une ville qui se déleste de sa croissance effrénée, de son expansion, pour ne laisser derrière elle que des chiens errants. Métaphore visuelle et silencieuse, mais limpide : les habitants eux-mêmes sont en errance, à la recherche d’un nouvel eldorado, d'une reconstruction, tandis que la Chine, en parallèle, s’affirme comme une puissance mondiale et culturelle de premier plan. Cette tension est ancrée par un repère temporel discret mais efficace, une sorte de métronome (à peine) perceptible : les Jeux olympiques de Pékin 2008.
La relation entre l’homme et le chien, aussi simple soit-elle, trouve le temps de s’installer. Dès le départ, le film établit clairement son enjeu : ces deux êtres vont s’apprivoiser, tisser un lien, devenir amis. Une dynamique qui évoque Le Petit Prince, où l’apprivoisement repose sur une reconnaissance mutuelle et un engagement tacite à laisser le temps faire son œuvre. Cependant, cette relation n’a ni la même finalité ni la même pureté. Ici, homme et chien sont pleinement conscients l’un de l’autre, conscients de ce qu’ils représentent mutuellement, et d’un commun accord, ils acceptent d’avancer ensemble vers une connexion plus profonde. Pourtant, l’un des reproches que l’on peut adresser au film tient justement à la manière dont cette relation se développe : si elle n’est pas artificielle dans son essence, elle semble néanmoins précipitée dans sa mise en scène.
L’idée de la quarantaine de dix jours fonctionne comme un raccourci narratif, un moyen un peu trop évident d’accélérer leur rapprochement et de légitimer leur attachement. Certes, l’image de deux âmes perdues (et rejetées) errant dans une ville en ruine et trouvant un sens nouveau à leur existence à travers l’autre, possède une force poétique indéniable. Mais la construction de cette relation manque parfois de nuance, flirtant avec une certaine naïveté qui atténue son impact émotionnel (cf la dernière scène). Malgré la beauté évidente de certaines séquences, malgré une direction artistique méticuleuse et des couleurs envoûtantes, il manque un supplément d’âme, un romantisme organique, presque fataliste, qui aurait permis de s’abandonner pleinement à l’histoire. Le film, en voulant capter avec retenue les émotions de son personnage principal (cet homme muet face à sa propre existence) finit par instaurer une froideur qui peut des fois freiner l’implication émotionnelle.
Libéré de prison, il doit composer avec son passé de meurtrier et sa position d’opposant vis-à-vis de la famille du défunt, riche famille du coin, exportatrice de viande de serpent. Deuxième enfant d’une fratrie où il n’a jamais trouvé sa place, il erre, détaché de tout, sans véritable ancrage social. Son isolement est d’autant plus frappant qu’il fut autrefois une figure locale admirée, un homme promis à un avenir brillant, un éclat perdu dont la ville était fière. Autrefois éclatant, porté par le regard admiratif des autres, il n’est plus qu’un vestige de sa propre légende, comme s’il avait choisi de s’effacer du monde. Cette solitude est soulignée par une scène où il se décrit comme « vieux », un constat amer que reprend une femme du cirque avec qui il tisse une relation fugace, timide, presque désabusée. Un lien à peine effleuré, qui aurait pu être une porte vers quelque chose de plus profond, mais que le film choisit de laisser en suspens. Ce refus d’explorer pleinement ces interactions humaines confère au récit une impression d’inachèvement, comme si ces fragments d’émotion restaient en surface, sans jamais atteindre leur véritable intensité.
Mais Black Dog séduit ailleurs : par sa photographie somptueuse, sa mise en scène de grands espaces déserts, son rythme alangui qui épouse l’errance de son protagoniste. La musique, rare et éphémère, traverse le film comme une présence fugace. L’ensemble évolue dans une lenteur flottante, hypnotique, flirtant avec une dimension cosmique, comme quelque chose d'égaré dans l’immensité. Une mélancolie diffuse s’en dégage, à la fois étrangère et insaisissable, mais que l’on emporte malgré tout avec nous. It’z what i #needed
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le 19 mars 2025
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Olol vou komprené pa kaumen lamitié sé plu 1porctan ke l'arjean é ke la réussit. Pansé tougour a vozami avan de passé à vou lol pck vouzet dé cijenr blan kokazoid privilijiées sal bobo
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