Blackout, ou Unknown selon les éditions vidéo, est une petite série B comme on les aime : sans prétention, mais suffisamment habile pour tenir le spectateur en haleine.
Le film débute dans un hangar. Un homme se réveille au milieu d’un véritable chaos. Autour de lui, plusieurs autres hommes sont inconscients. Qui sont-ils ? Que s’est-il passé ? Et surtout, pourquoi sont-ils là ? Le personnage incarné par Jim Caviezel n’en sait rien : il a perdu la mémoire et va devoir reconstituer les événements qui l’ont conduit dans cet étrange huis clos.
L’intérêt principal de ce polar sorti directement en vidéo réside dans son scénario. Les révélations s’enchaînent, les fausses pistes se multiplient et chaque scène ou presque apporte son lot de rebondissements. Le film joue habilement avec la mémoire et les apparences, quitte parfois à en faire un peu trop. Mais peu importe : le mécanisme fonctionne.
Le casting constitue également l’un des atouts du film. Jim Caviezel, Greg Kinnear, Barry Pepper, Peter Stormare, Jeremy Sisto et Joe Pantoliano composent une distribution particulièrement solide. Tous semblent prendre plaisir à jouer avec les zones d’ombre de leurs personnages.
Blackout n’est certainement pas un grand film et ne cherche d’ailleurs jamais à le devenir. Mais il remplit parfaitement son contrat : pendant une heure et demie, les twists s’enchaînent, le rythme ne faiblit quasiment jamais et l’on oublie, le temps d’une séance, les petits soucis du quotidien.
Et parfois, pour une série B, c’est déjà beaucoup.