Je suis retourné dans ce Los Angeles de 2019 (celui de Ridley Scott, pas le vrai), et même après toutes ces années, la pluie tombe toujours aussi lentement, les néons brillent encore avec mélancolie, et les répliquants me posent toujours autant de questions. Cette version "Final Cut", débarrassée de la voix off et des compromis du studio, me semble être la plus juste, la plus poignante.
C’est un film sur ce qui fait de nous des humains, ou peut-être sur ce qu’on refuse de voir en nous-mêmes. L’image est magnifique, glaciale et organique à la fois. La bande-son de Vangelis flotte comme une prière électronique. Et Harrison Ford, fatigué, taciturne, est le détective qu’il faut à ce monde fatigué lui aussi.
Mais ce sont les répliquants qui m’ont le plus touché. Roy Batty surtout, qui donne au film son cœur battant. Ce n’est pas un film d’action, ni même de science-fiction au sens traditionnel. C’est une errance, un rêve de béton et de mémoire, un poème noir sur la finitude.
💬 En résumé
Un classique qui n’a rien perdu de sa puissance, et qui semble devenir plus humain à chaque visionnage.
🌧️ J’ai regardé la pluie tomber, et je me suis surpris à me demander si j’avais moi aussi peur de disparaître comme les larmes dans cette pluie.