Adaptation d'une bande dessinée (publiée dans Fluide Glacial, puis éditée chez Glénat) et d'une série télévisée diffusée sur Arte. J'ignorais l'existence de la première, comme de la seconde.
Il s'agit d'un original, décalé et très drôle roman photo animé de façon minimaliste, dans le genre coming-of-age.
C'est essentiellement basé sur les malentendus et problèmes de communication.
Chaque personnage tente de s'adapter, maladroitement.
Comme disait Lacan : « L’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. »
Le créateur de la bande dessinée (Dimitri Planchon) s'était déjà entouré pour la série télé d'un producteur (le fils de Costa-Gavras), d'un technicien de l'animation, notamment du logiciel After Effects (Jean-Paul Guigue) et d'un studio (celui de "Persepolis" et "Mars Express".)
Un nouveau directeur d'Arte ayant décidé d'arrêter la série, tandis que le producteur et réalisateurs souhaitaient continuer, ils ont décidé de passer au long métrage, l'occasion d'augmenter le budget, notamment en travaillant plus les voix. Outre Jacques Gamblin ("Au coeur du mensonge" de Claude Chabrol, en 1999), on retrouve Léa Drucker comme dans "Mars Express".
La musique s'inspire des chœurs jazz-sixties nouvelle vague et surtout des bandes originales de Vladimir Cosma des films avec Pierre Richard des seventies. Cela m'a aussi rappelé la musique de "Les demoiselles de Rochefort" (Michel Legrand.)