Blind Spot
-
Blind Spot

Film de Tuva Novotny (2018)

Tea rentre de son entraînement de handball avec sa meilleure amie. Elle rejoint sa mère et son frère à la maison et entre dans sa chambre. Quelques secondes plus tard, tout bascule. Difficile de ne pas raconter ce qui arrive au bout de trente minutes de film et qui va plonger les parents de Tea dans la stupeur, l'hébétude et la colère. Blindsone est le premier long-métrage réalisé par Tuva Novotny. Il se déroule en temps réel, sans montage d'aucune sorte, avec un plan séquence virtuose qui épouse la durée de sa projection. Dans sa plus grande partie, à l'hôpital, c'est l'état de choc qui prédomine et cette souffrance est palpable, prise sur le vif, rendant le récit aussi inconfortable que Utoya, autre film norvégien marquant. Le parti pris de la cinéaste qui suit l'adolescente puis sa mère est de ne donner aucune explication à la tragédie qui a eu lieu, si ce n'est quelques pistes au gré des dialogues ayant trait au passé de Tea. Blindsone se termine par des points de suspension et laissera insatisfaits ceux qui ont besoin d'être davantage guidés. Le choix de la cinéaste est radical et traumatisant mais il est respectable.

Cinephile-doux
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Films inédits en salles à voir (ou pas)

Créée

le 3 mai 2020

Critique lue 749 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 749 fois

2

D'autres avis sur Blind Spot

Blind Spot

Blind Spot

7

Ecran-et-toile

141 critiques

Les yeux ouverts sur une réalité qui fait mal

D’un réalisme implacable et une intensité émotive admirable, « Blind spot » de la norvégienne Tuva Novotny nous plonge dans un drame familial qui va crescendo, une histoire banale qui pourrait...

le 13 mai 2020

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

8265 critiques

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

le 28 mai 2023

France

France

8

Cinephile-doux

8265 critiques

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

le 25 août 2021

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

8265 critiques

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...

le 25 sept. 2021