Fille d'un pauvre pêcheur, Blondine épouse le prince de la Montagne mais fait tomber ce dernier par maladresse aux mains d'un ogre. Tourné en 1943, mais seulement sorti en mai 1945, Blondine fait partie de la vague fantastique du cinéma français sous l'Occupation. Dans un créneau bien particulier, celui de la féérie, orchestrée par le peintre Henri Mahé, dont ce fut le seul film en tant que réalisateur. Avec ses décors peints, Blondine est une vraie curiosité, rappelant visuellement Croisières sidérales, tourné un an plus tôt par André Zwobada avec des décors de ... Henri Mahé. L'intrigue est celle d'un conte de fées mais bien entendu les effets spéciaux sont assez rudimentaires. Plus gênant, l'interprétation frise le grotesque y compris celles des seuls acteurs connus, le presque débutant Georges Marchal et Piéral.