Dans la digne lignée de leur clip pour Carpenter Brut, Raphaël Hernandez, Seth Ickerman et Savitri Joly-Gonfard livrent un moyen métrage plus en forme de démonstration technique que d’histoire courte. Les effets techniques sont bien, et on retient des idées de décors et d’ambiances équilibrés entre fascination et malaise, peut-être pas très originales dans la SF, mais au moins très bien mis en avant. La recherche visuelle et technique très poussée, plus intéressante selon moi sur la première partie où elle joue les contrastes entre saturation des machines et désaturation de la terre et des humains. Les deux autres parties, si elles montrent une bonne maitrise technique et un univers décidément très travaillé, sont pour moi trop uniformes et manquent clairement de subtilité et de finesse. Trop concentré sur le résultat visuel, Blood Machines pêche également par un jeu d’acteurs bien inégal, et un découpage en trois parties peu probant. Reste à voir ce que pourrait faire le trio avec un scénario solide.