Dietrich Johnston adapte ici son propre court-métrage éponyme réalisé en 2012. Il passe ainsi d’un budget de 35 000 $ à… plus de 3 millions de $, l’ennui c’est que l’on se demande réellement où est passé l’argent. Enfin, on a bien notre petite idée…
Blood Shot (2013) narre l’histoire improbable entre un vampire et le gouvernement américain qui s’allient pour combattre de redoutables terroristes. Dans le rôle-titre, on retrouve Michael Bailey Smith sous les traits d’un vampire qui ressemble à tout sauf à un suceur de sang. Un mix tout pourri entre l’oncle Fétide de la famille Adam et Fantômas, qui doit faire face à des terroristes islamistes incarnés par des acteurs occidentaux grimés sous une couche d’autobronzant du bled.
Si on parle souvent du "blackface", on parle peut voir pas souvent du "brownface" (qui consiste à maquiller à outrance quelqu’un pour imiter une personne originaire du Moyen-Orient). Dans ce film, vous en avez l’exemple type où des acteurs occidentaux ont la gueule peinturlurées et donnent l’impression d’avoir passé la journée dans un Point Soleil®. Mention spéciale à Brad Dourif costumé en émir.
Le film se vantait d’avoir au sein de sa distribution deux têtes d’affiche, en les personnes de Christopher Lambert & Lance Henriksen (on comprend mieux où sont passé les ¾ du budget). Leurs prestations aussi futiles que risibles se limitent à 4 ou 5 plans en tout et pour tout. Toutes les scènes de Christopher Lambert ont été tournées en une journée (avec pour seul et unique décors, l’intérieur d’une voiture) et il en sera de même avec Lance Henriksen, qui se retrouve à cloper autour d’une table durant tout le film.
Pour ce qui est du reste, le scénario est insipide, la mise en scène aussi fade que possible et pour couronner le tout, l’ensemble du casting se vautre lamentablement. Et histoire de nous achever, le doublage en VF a été fait sous Xanax !
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