Surf qui peut (mon détecteur de jeux de mots pourris a rendu l'âme pour celui-ci)
Faut avouer que c'est ma faute, je ne résiste pas à un DVD à un euro avec de grosses bestioles dedans. Je sais qu'au vu de certains films que je regarde avec un plaisir non dissimulé, cela peu paraître invraisemblable, mais moi aussi j'ai un seuil de tolérance. Seuil que Blood Surf a atteint. Chapeau l'artiste !
Alors vous me direz que s'attendre à une merveille avec un tel scénario / une telle affiche / un tel titre, faut-il que je sois totalement abrutie, mais, je n'en attendais pas une merveille, non. Juste, au mieux, un petit film sans prétention pas trop (pas trop hein) ridicule et le cas échéant, au pire, armée de mon second degré légendaire (ouais je m'enflamme) à me marrer comme une baleine, pour rester dans le domaine aquatique. Ben loupé, ni l'un ni l'autre et vous aurez deviné que la troisième possibilité n'est pas : "Blood surf est un chef d'oeuvre dont la qualité de l'interprétation n'a d'égal que la tension mise en scène avec brio"...
Blood Surf c'est tout pourri. Voilà. Autant ne pas tourner autour du pot.
Je peux excuser les effets spéciaux très moyens, surtout que c'est pas le pire point du film, en raison d'un budget limité, mais à ce que je sache, les idées, bonnes de préférence, ce n'est pas encore quoté en bourse, hein ?
Non parce que je veux bien que lorsque l'on est un jeune surfeur aux capacités intellectuelles limitées, l'abus de décolorant pour cheveux n'arrangeant surement rien, que l'on se retrouve échoué sur un île déserte cernée par les eaux constituant l'habitat d'un crocodile marin de 10 mètres de long et dont les seuls occupants semblent être de vils... euh pirates, bandits (on ne sait trop), il est possible que l'on soit quelque peu désorienté. Mais c'est pas une raison :
- pour trouver logique qu'un téléphone ne capte pas parce que l'on est dans l'hémisphère sud (?)
- pour s'exclamer à chaque apparition du crocodile "Mais il est énooooorme !" (au bout de la 3ème ou 4ème fois, même les plus lents d'entre nous avaient pigés, merci).
- se dire qu'à défaut de pouvoir partir et sauver sa peau, autant filmer la bête pour faire un documentaire tropdelamortquitue et envoyer la cameraman dans la flotte pour faire un gros plan de la bête (je suppose que ce plan machiavélique a surtout pour objectif de nous gratifier ensuite de gros plans sur la jeune-femme en t-shirt mouillé mettant en valeur certaines parties rebondissantes de son anatomie, ce qui semble être le seul attrait du film).
Le tout accompagné, dès que l'on est dans l'eau, d'une musique/soupe digne des Bêche Boys (les cousins limousins des Beach Boys, si si) et d'une fâcheuse tendance à agiter la caméra dans tout les sens plutôt que de faire bouger le bateau (car oui bande d'incultes, un crocodile marin de dix mètres ça vous avale un navire de 15 mètres, parfaitement).
Bon la seule chose intelligente à dire à propos de ce film reste : ne le regardez pas.