Bea est capable de visualiser les amis imaginaires de tout un chacun. Elle entame alors la quête de lier à nouveau ceux-ci avec des adultes les ayant occultés.
Tendrement azimuté, le métrage allègue que l’imagination n’est pas l’apanage des mistons. Amalgame sagace entre Mary Poppins et Monstres & Cie, le film possède une poésie très douce. Les personnages hautement bigarrés et originaux (la licorne, le nounours en gélatine ou encore la bulle et j’en passe) sont formidablement cocasses surtout lors d’une sarabande désordonnée et au détour d’une conversation à propos de l’incongruité du nom du monstre violet. Dans les œuvres familiales, tout y est aisément décelable, mais vous serez ébaubis par le twist final. Bref, une production merveilleuse traitant splendidement de l’enfance, cette innocence ingénue qui a été généralement égarée par des astreintes diverses.