Fan du cinéma d'horreur/gore italien, je ne pouvais pas passer à côté de Joe D'Amato après Argento, Bava, Fulci ou Deodato avec son excellent Cannibal Holocaust !
Ici, le ton est donné d'entrée de jeu, une rupture amoureuse a lieu, notre héros perd sa fiancé à la suite d'un rite vaudou orchestré par la maîtresse de maison amoureuse de notre héros !
Dès lors, elle sera la seule à "accepter" de vivre aux côtés de la personne qu'elle aime et...du cadavre de la défunte fiancée de celui-ci dont il n'arrive pas à ce séparer !
Ce film est incroyable pour le caractère glauque qu'il dégage, une image vieillissante, une colorimétrie fade, blanche comme le teint d'un cadavre tout du long, la mort entoure notre héros, peu importe s'il essaie de vivre, la mort entoure sa vie, y compris son amante poudrée intégralement en blanc, tout ce qui lui arrive se soldera par une situation macabre !
Certes interdit dans plusieurs pays, c'est incompréhensible, il y a 3/4 scènes gore et c'est tout, même si, c'est vrai, elles ont été intelligemment mise en scène pour foutre la gerbe ! On retrouve la spécificité du cinéma italien, la nudité et l'importance du corps même dans ses plus profonds retranchements...
Le film est plaisant dans ce que je viens de citer mais aussi dans sa manière d'humaniser le gore et les situations face auxquelles n'importe quel humain serait déstabilisé, renforcer par la belle vie qu'a notre héros, ses conquêtes amoureuses, sa scène de vomissement lors du déjeuner jusqu'à son apogée de psychopathe où la mort ne lui fait plus rien, un film de référence pour ce qui du thème de la descente aux enfers ou entre autre, ce que peut traverser un humain (et futur serial-killer) quelconque dans un moment critique de sa vie (ici, la perte d'un proche !)
Une série B glauque, malsaine et jouissive pour tout fan d'horreur pure et gore !