Lorsque sa fiancée meurt, Francesco, fou de douleur, décide de se servir de ses connaissances en taxidermie pour embaumer le cadavre et le garder auprès de lui et de son étrange servante. Éviscération, démembrement, dégustation d'organes, nécrophilie, érotisme : Joe D'Amato, cinéaste prolifique et touche à tout, assume tout et ça se voit. Sa description de ces différentes horreurs est d'une précision clinique (c'est le cas de le dire). Certains passages sont très durs (une scène d'arrachage d'ongles) et le film pourra paraitre choquant. Mais, il possède indéniablement une certaine poésie (le protagoniste tentant de poursuivre, coute que coute, son histoire d'amour). Il nous propose, en fait, le récit d'un homme qui sombre progressivement dans les abimes de la folie. Tout cela culmine dans une scène de sexe à côté du cadavre. Un film puissant, assez jubilatoire malgré quelques passages à vide et une interprétation inégale. Superbe musique des Goblin qui prend une place importante dans le récit.