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Kim Higelin est encore une actrice en devenir, déjà convaincante, dans Sanguine par exemple, mais c'est un second rôle et ce n'est pas la même chose que d'être 90 minutes à l'écran, constamment, comme dans Blue Hour. Non qu'elle soit décevante, mais il lui manque peut-être un peu d'étoffe et elle n'est pas forcément aidée par le côté poétique et littéraire du film, qui fraie même parfois avec le cinéma expérimental. Son premier long métrage, Ornella Pacchioni l'a adapté de son propre livre qui racontait la solitude d'une étudiante française à Londres. Dans Blue Hour, son héroïne a décidé de mettre fin à ses jours pour son vingt et unième anniversaire, non sans avoir accompli les derniers vœux de sa liste des dernières choses à faire avant de mourir. Des surprises l'attendent, évidemment, des rencontres inattendues aussi, pourquoi pas, mais le film enveloppe ces ultimes heures d'un certain maniérisme, s'éloignant du réalisme dans une ville de Londres qu'on n'a pas l'habitude de voir ainsi. Cet étrange récit de solitude et de bizarreries a des langueurs monotones et semble bien incapable de nous passionner pour son récit. Répétons-le, Kim Higelin ne démérite pas et elle se donne même corps et âme pour son rôle. Peut-être que le sujet est trop personnel et sa forme abusivement alambiquée pour séduire. Mais probablement touchera-t-il un public plus proche de sa protagoniste principale.
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il y a 6 jours
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