Si on demandait à quelqu'un de décrire un film de festival, il y a de grandes chances que la personne réponde « un film long, où il ne se passe pas grand-chose, qui vire souvent au mélodramatique et qu'à peu près personne n'ira voir ». Pour ma part, je ne suis pas totalement d'accord, il suffit de voir les résultats du festival de Cannes pour voir qu'il y a, certes, régulièrement ce genre de film, mais aussi des véritables réussite qui resteront intemporelles (la vie est belle par exemple ou encore moi Daniel Blake.). Mais alors, s'il y a bien un film qui tombe dans le cliché du film de festival que j'ai vu lors de ses rattrapages post oscars 2026, c'est bien blue moon...
C'est assez simple, il ne se passe absolument rien dans ce film. Je ne dis pas que c'est totalement désagréable, il y a certains moments intéressants, mais dans sa grande globalité, on s'ennuie ferme. On suit l'histoire de Lorenz Hart, une ancienne gloire du théâtre musical du début du 20e siècle, qui fuit le grand succès de son ancien partenaire qui ne travaille pas avec lui. Lorenz est assez insupportable, pédant à souhait, mais garde un côté assez touchant dans sa fragilité et sa capacité à ne pas comprendre le monde qui l'entoure. Heureusement, d'ailleurs, que le film est porté par un casting cinq étoiles. On ne peut que profiter du talent d'Ethan Hawkes (il est le rôle principal de mon film préféré, je reconnais que je n'ai absolument aucune neutralité.), bien aidé par ses partenaires, tous excellents. La musique est bien intégrée et le travail visuel est assez bon, mais le gros problème du film restera clairement le vide de son histoire et de son rythme.
Un film qui pourra plaire à certains, mais auquel je n'ai, malheureusement, clairement pas accroché. La nomination d'Ethan Hawkes à l'oscar du meilleur acteur est clairement méritée, mais une chose est sûre, j'ai beaucoup plus d'interrogations sur la nomination du film à celui du meilleur scénario. Essayez-le si vous aimez le style huis clos langoureux.