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le 4 nov. 2012
SuivreHors circuit
Bobby Deerfield est un coureur de Formule 1 qui ne laisse jamais rien au hasard. Quand son coéquipier meurt en course, il veut tout faire pour savoir ce qui a pu arriver et réduire ainsi les risques...
Un film de Sidney Pollack qui adapte en 1977 un roman d'Erich Maria Remarque, "le ciel n'a pas de préférés". Un des très rares romans de cet auteur que je n'ai pas encore lu …
J'avais vu ce film quand j'étais étudiant et en avais conservé un très vif souvenir. Mais je ne l'avais jamais revu jusqu'à ce soir.
Bobby Deerfield (Al Pacino) est un coureur automobile américain de Formule 1 et participe à des compétitions en Europe. Lors d'une visite à un autre coureur grièvement blessé, en convalescence dans un sana, il rencontre fortuitement Lillian (Marthe Keller), une femme soignée dans le même établissement pour une grave maladie, au comportement étrange et fantasque.
Même si je n'ai pas lu le roman, il n'empêche que je reconnais la patte de Remarque ("Arc de Triomphe", "les camarades") dans le scénario. Finalement, "Bobby Deerfield", c'est un film sur la mort.
La mort qui est en embuscade sur les circuits automobiles pour le coureur. La mort qui est programmée pour la jeune femme malade.
Lui n'y pense pas, refuse d'y penser. Cependant, lors de l'accident du collègue (ou concurrent), il pousse son équipe technique à creuser afin de trouver la cause ou l'élément défaillant. Lui-même, peu après fera une sortie de route où il échappe de peu au drame.
Elle refuse obstinément d'y penser et encore moins d'en parler. Bien au contraire, elle veut vivre jusqu'au bout, profite du coureur pour repartir avec lui et s'étourdir dans le voyage vers l'Italie à Milan ou Florence.
Le film ne s'attarde pas sur les courses et risque de frustrer le spectateur passionné de F1. Ce n'est tout simplement pas le sujet sauf à évoquer le risque permanent que court le pilote que ce soit par inattention ou suite à une défaillance technique. Même si Bobby joue l'indifférence au regard de l'autre, Lillian a tôt fait de découvrir que la vie du coureur est complètement asservie et va peu à peu tenter de le sortir de ses obsessions. Elle aura réussi quand il lui inventera une fausse histoire de sa famille, qui aurait pu être.
Al Pacino compose un intéressant personnage tout en introspection, qui s'ouvre peu à peu au contact de l'exubérante Marthe Keller. Parce qu'il est drôlement coincé le bonhomme dans une vie réglée au millimètre, derrière ses lunettes de soleil à fuir le contact avec les autres et à ne jamais profiter de la vie. Ironie du personnage, Al Pacino joue un rôle de coureur automobile alors qu'il ne sait pas conduire et qu'il va prendre des cours de conduite pour assurer son rôle …
Marthe Keller commence par être agaçante avec ses humeurs caustiques, son insolence et ses lubies comme de vouloir suivre en voiture une montgolfière dans le ciel. Et je pense que Pollack l'a poussée dans ces extravagances pour que le spectateur puisse s'assimiler au mutique Bobby Deerfield. Puis, on finit par comprendre son jeu et le personnage devient peu à peu attachant et même émouvant.
Le film entre bien dans la catégorie du mélodrame mais Pollack s'interdit le moindre pathos. Un mélodrame intérieur où les deux personnages jouent ensemble pour tenter de desserrer les mâchoires de la mort en essayant d'exister dans les magnifiques paysages du lac de Côme ou parmi les éternels monuments florentins. Témoin, cette photo prise, à l'arrache, par les touristes américains qui constituera bel et bien une victoire sur la mort.
Il faudra bien que je le trouve, ce livre de Remarque …
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il y a 3 jours
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le 4 nov. 2012
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il y a 3 jours
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le 19 janv. 2016
SuivreBobby Deerfield c'est un peu comme recevoir une pochette de disque sans le disque à l'intérieur. C'est un film sur un coureur automobile, mais pas sur ses courses...en vrai ce film, c'est l'histoire...
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