Les passagers d'un avion se retrouvent pris d'étranges symptômes alors que des lumières multicolores se font entrevoir dans le ciel....
Bon alors, le principal problème de ce "Black Box" est son affiche promotionnelle, malheureusement très démonstrative de son sujet, qui ruine quasiment tout ce que le film essaie d'entretenir pendant un bon moment (et plutôt bien, en passant) sur les passagers du vol Vero 298 dont les canaux sanguins se prennent un malin plaisir à exploser.
Ils sont bien sûr tous t.très caricaturaux (le récent film de requins "Deep Water" de Renny Harlin fait limite réaliste à côté, imaginez un peu) mais les principaux, bien incarnés, tentent d'emmener ce "Black Box" au-delà de la moyenne des séries B que l'on voit en ce genre.
Steven Quale (réalisateur du sympathique "Destination Finale 5") tente de répondre en partie bien présent, avec une B.O. bien fichue qui plus est, mais le manque de moyens se fait hélas cruellement ressentir alors que "Black Box" fait justement tout ce qu'il faut pour cocher les cases de la petite série B franchement sympa, capable de délivrer de multiples rebondissements tout au long de sa seconde partie.
Pas toujours sur la même longueur d'onde sur ce qui résulte de cette volonté, Quale se perd en effet hélas sur de très mauvais choix narratifs en intégrant du found footage du pauvre (à quoi les flashforwards de la première partie et les caméras embarquées des jeunes sont utiles ?) et n'a clairement pas le budget pour offrir une fête complète autour d'un tel sujet en or... Mais, pourtant, il arrive de faire de "Black Box" un divertissement généreux, où les choses dévoilées, même si pas à la hauteur de leur concrétisation parfaite à l'écran, deviennent une véritable menace susceptible d'engendrer un enchaînement plutôt entraînant de péripéties de SF, jusqu'à enfermer leurs finalités dans un pessimisme de non-retour étonnamment jouissif et bizarrement assez rare au sein de ce type de proposition.
Maladroit et fauché certes, "Black Box" a conscience de ses défauts mais choisit la carte d'y "aller à fond" pour les contrecarrer. Ça marche en partie mais on rêverait de voir ce genre de postulat abordé avec un réalisateur autrement plus talentueux et un budget à la hauteur de ses ambitions autoproclamées.