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Faux d'artifice
Luca Guadagnino signe un film arty et même artificiel, ni nul ni scandaleux mais assez vide. Formellement accompli et de bonne facture, le film sidère par sa superficialité tant Guadagnino ne tire...
le 24 nov. 2022
Il y a un côté artificiel et un peu poseur chez Luca Guadagnino, très apparent dès Amore, qui peut ne s'avérer nullement gênant, à partir du moment où la beauté et l'émotion sont au rendez-vous, comme dans Call me by your Name. Dans Bones and all, la randonnée américaine de deux jeunes cannibales, le romantisme noir essaie de se marier avec une poignée de scènes poisseuses, sans doute délicieuses pour les amateurs mais susceptibles de provoquer des haut-le-cœur chez les autres, Et cela ne fonctionne pas au-delà d'une classique histoire adolescente, qui manque au passage cruellement d'humour (on n'est pas chez Jarmusch). Le talent de metteur en scène de Guadagnino est visible à l'écran mais le film sonne creux, dans une quête convenue d'identité qui tente obstinément d'être originale, à travers les oripeaux du gore. Le film tente pourtant de rendre humains ses héros, qui ne sont que chair et tendres, dans leur passion dévorante et leurs efforts démesurés pour intégrer une normalité sociale mais en vain, tant l'on retient avant tout le côté sordide de l'ensemble. Le niveau de l'interprétation, comme presque toujours chez le cinéaste italien, est globalement à mettre à l'actif du long-métrage, quoique le personnage joué par Mark Rylance est très limite dans sa bizarrerie (et un peu trop pratique pour relancer l'action). Quant à Timothée Chalamet, qui a été bien meilleur ailleurs, le fait qu'il se fasse littéralement "manger" par sa partenaire, la formidable Tayler Russell, déséquilibre quelque peu l'alchimie sentimentale du duo.
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le 25 nov. 2022
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Luca Guadagnino signe un film arty et même artificiel, ni nul ni scandaleux mais assez vide. Formellement accompli et de bonne facture, le film sidère par sa superficialité tant Guadagnino ne tire...
le 24 nov. 2022
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