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le 28 sept. 2016
SuivreRetiens les nuits
Boogie Nights est le film de l’envol pour Paul Thomas Anderson : passée la case du premier film, petite copie proprette, il est désormais temps d’affirmer sa singularité. Il est intéressant de voir...
P.T. Anderson nous livre ici une chronique sur l'ascension et la chute d'un acteur porno dans la San Fernando Valley, sur la période de la fin des 70's et du début des 80's, soit le passage du cinéma à la video.
Et l'on voit ce changement d'époque, correspondant à un changement de moeurs, de mode. Le paternalisme et les fêtes autour des piscines laissant peu à peu la place à l'individualisme, et la déchéance.
Mais il ne faut pas imaginer que l'on passe du rose au noir. On était dans n gris camouflé derrière des paillettes. Les personnages sont tous des traumas ambulants, des drames vivants, parfois cachés sous des sourires (le personnage de William H. Macy regardant sa femme se faire sauter régulièrement alors qu'il ressent toujours quelque chose pour elle).
Anderson se laisse aller à des grands moments de cinéma, comme ce plan unique dans la boîte de nuit nous amenant à découvrir celui qui sera le personnage central.
C'est souvent drôle, souvent triste, jamais glauque, très orienté cinoche des années 70 (bonjour Altman). Malgré quelques longueurs, on assite à des numéros d'acteurs épatants.
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Créée
le 10 nov. 2022
Critique lue 16 fois
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