Film étonnamment subtil, sorte de polar intime pour le moins troublant sur la dérive mentale d'une femme qui remet en question sa propre existence, "Borderline" témoigne du tempérament singulier, disons nerveusement iconoclaste, de Danièle Dubroux. Mais derrière l'intelligence et l'originalité du propos, c'est une intense émotion qui se dégage de ce portrait de femme perdue dans le doute, et radicalement incomprise par ceux qui l'entourent : on pensera donc au Cassavetes de "Une Femme sous Influence", ce qui n'est pas rien. [Critique écrite en 1992]