Jim Carrey au top de sa forme
Si Braqueurs amateurs (2006) est avant tout une comédie, c'est aussi une satire sur le monde de la finance et la société d'aujourd'hui. En effet, l'intrigue principale se déroule en l'an 2000 et ce n'est pas pour rien puisqu'il s'agit d'un pied-de-nez à l'affaire Enron (l'une des plus grandes entreprises américaines qui fit scandale en 2001 suite à de très nombreuses fraudes et manipulations comptables, qui se solda par plus de 20 000 employés licenciés et la faillite de l'entreprise).
Le film montre à quel point "l'american way of life" ne tient qu'à un fil, lorsqu'un père de famille se retrouve promu vice-président d'une importante multinationale et quelques heures plus tard, suite à un scandale boursier, il se retrouve pratiquement à la rue. Terminé la belle vie, sa maison cossue, sa berline, son train de vie en pâtit et il va devoir trouver une solution pour ne pas mettre en danger sa famille. Sans travail, pour subvenir à leur besoin il ne trouvera d'autre solution que de braquer des commerces, jusqu'où sera-t-il capable d'aller ?
Le remake de Touche pas à mon gazon (1977) nous réserve quelques moments de franches rigolades, bien que le scénario ne soit pas d'une grande originalité, le point fort du film réside (comme toujours) dans l'excellente prestation clownesque de Jim Carrey qui en fait des tonnes (et le fait très bien), aux côtés de Tea Leoni & Alec Baldwin.