Ici, Jonathan Mostow cinéaste de U571 et de Terminator 3 : Le Soulèvement des machines, dénonce l 'Amérique profonde ,celle des sadiques et des dingues d' armes à feux et des marginaux détachés de la réalité. Il réalise avec Breakdown, point de rupture en 1997 un polar nerveux possédant des scènes d'action véritablement réussies et des rebondissements assez singuliers . Le générique est magnifiquement composé par Basil Poledouris. Avec son excellent casting et son suspense étouffant, on suit un couple d'américains moyens ,Kurt Russell et Kathleen Quinlan ,qui tombe en panne au beau milieu de nulle part. Un gros camion, des grands espaces, un gentil face à des méchants... A partir de ces éléments classiques, nous nous trouvons face à un excellent film, mystérieux dans sa première demi-heure puis tendu par la suite. J'ai adoré tous ces superbes paysages. Le réalisateur dépeint une Amérique de bouseux dégénérés et enfermés dans leur patelin, prêts à sortir les armes et vivant en marge du système . Dans ce thriller rudement efficace, le décor désertique ,tourné en partie dans l'Arizona et l'Utah, renforce le côté seul contre tous du personnage joué par Kurt Russell à la recherche de sa femme disparue. La tension va crescendo jusqu'à un final époustouflant. Les acteurs sont vraiment très bons. Ce long-métrage ayant une durée d'environ d'une heure et demie reste d'une forte intensité tout le long. Jonathan Mostow utilise l'environnement du Nevada d'une manière subtile pour en faire une force majeure et une magie saisissante .Tous les éléments de l'histoire s'enchaînent à merveille et le film se suit sans temps morts. Tout est fait pour faciliter le spectateur à l'identification avec le personnage principal. Celui-ci n'est pas un héros. On a d'ailleurs d'autant plus mal pour lui. Jonathan Mostow instaure un excellent suspense tout en alternant des séquences d'actions nerveuses.