Une critique particulière à rédiger.
Bruno Salomone n’est plus là depuis un jour seulement, et toute la journée, les sketches de ce spectacle ont résonné dans ma tête. Il me fallait donc lui rendre hommage à travers la critique de ce spectacle qui m’a fait découvrir le personnage il y a bien longtemps… J’avais 14 ans. Un soir, mon meilleur ami me propose alors de regarder le DVD d’un comique dont je n’avais jamais entendu parler (je n’avais malheureusement pas eu la chance de découvrir les Nous C Nous).
Il met le CD dans le lecteur, appuie sur le bouton Enter de la télécommande (ah, les années 2000 , et…
MAIS C’EST QUI, CE TYPE ?
Je suis bouche-bée devant la puissance comique du mec, qui me fait rire alors que je ne comprends même pas pourquoi ! Il gesticule dans tous les sens, a une voix absolument fascinante, transpire comme une soupe et joue des personnages dans puérils et déjantés. En plus, il ose des jeux de mots que je n’essaierais même pas en rêve au collège. Je suis pas fou, j’ai pas envie de me faire casser la gueule en imitant Michael Damour !
Regarder ce spectacle, c’est comme entrer dans la tête d’un enfant qui aurait un peu trop d’imagination. Ça fuse, ça gigote, ça dit n’importe quoi, et ça vit tellement qu’on se retrouve comme happé dans un dessin multicolore fait par un môme de 6 ans ; brouillon, mais parfaitement logique. Il peut tout t’expliquer. Avec Salomone, on arrive à voir le renard, on est à la place de ”Schpat’ziiiiiii là”, on est en bas de l’immeuble couvert de savon… On y est.
Le style Salomone, c’est presque un ”comique de pitié”. Chaque sketch nous présente un personnage ridicule ou pitoyable auquel on s’attache immédiatement. Il s’éclate tant à les incarner qu’il fait de nous leurs meilleurs copains.
Je tiens tout de même à prévenir les frileux de l’absurde, les amateurs d’humour intellectuel, les amoureux de prose amusante, … Ici, rien de tout ça. Vous prenez un ticket d’embarquement pour un pays anarchique dont le chef est un enfant de 33 ans (à l’époque).
Voilà, ce sont les mots que je cherchais : innocent et contemporain (début 2000).
Merci Bruno, j’ai découvert tout ton monde après avoir découvert cet ovni de l’humour.