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C’est de notoriété publique dans le petit monde du septième art : hormis un certain cinéma d’auteur, le film de genre - et plus généralement les films d’horreur – est celui qui est le plus vivant au...
C’est de notoriété publique dans le petit monde du septième art : hormis un certain cinéma d’auteur, le film de genre - et plus généralement les films d’horreur – est celui qui est le plus vivant au niveau des idées. C’est un domaine innovant, plein de surprises, de concepts originaux et souvent réalisés avec des budgets microscopiques permettant une grosse rentabilité en cas de succès. Et 2026 a peut-être été l’année qui a le plus confirmé cela comme le montrent les monstrueux succès des films des Youtubeurs Kane Parsons (« Backrooms ») et Curry Barker (« Obsession »). Mais ce ne sont pas les seuls tant cette année a été prolifique sur ce créneau et risque de l’être encore d’ici son terme avec plein de titres attendus à plus (« Other Mummy » avec Jessica Chastain) ou moins (le sensation « It ends ») gros moyens. « Buddy » est un autre avatar de ce genre de projet : premier film d’un cinéaste connu sur le Web, concept complètement novateur et accrocheur, peu de moyens et gros buzz à la clé après avoir bien tourné dans les festivals dédiés. Cependant, cela ne fonctionne pas à tous les coups – ou on n’a peut-être juste pas adhéré à la proposition – car ce petit film nous est apparu raté et surtout pénible a la longue. Prendre le parti de singer les émissions télévisées pour enfants des années 90 du style Télétubbies était une bonne idée tant ses personnages foutaient la trouille à leur manière. Malheureusement, la bonne idée est plutôt mal exécutée.
Dès le début, on est littéralement plongé dans une émission comme celle-là. C’est kitsch, amusant pendant quelques minutes mais on finit vite par trouver le temps long et cela redondant. On a aussi du mal à se situer. Des gens regardent-ils cette émission ? Est-elle réelle ou est-ce un univers alternatif ? Où est la frontière entre ce que vivent les gamins dans l’émission et le monde réel? Petit à petit, on a les réponses mais elles arrivent un peu tard et ne sont pas toujours satisfaisantes voire même logiques – quand bien même on est dans la science-fiction - comme le prouvent le final. À mi-parcours, un changement de paradigme vient réveiller notre attention et nous intriguer à nouveau. Mais le plaisir est de courte durée et les séquences dans le monde imaginaire reviennent en force... Pour nous agacer de nouveau. Le pire dans « Buddy » : pour un film censé être effrayant puisqu’on est dans l’horreur, il n’y a pas un seul moment où on a vraiment peur. À la limite, un léger malaise diffus émerge de ce décalage entre cet univers enfantin et les meurtres de cette mascotte à la Casimir. On pressent une certaine analyse des insécurités liées à l’enfance mais difficile de développer ce qu’a vraiment voulu dire Casper Kelly. Ça a donc beau être très singulier et digéré dans une esthétique vraiment en phase avec les émissions moquées, cette satire glauque qui semble durer des heures ne nous clairement pas convaincu.
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