La brûlure. Celle de ce film est presque physique. Il brûle la rétine par ses couchers de soleil flamboyants et ses incendies terribles. Il brûle le coeur et les tripes par les tourments de ses personnages. Il laisse une marque incandescente dans notre esprit, sous forme de questionnements multiples : qu'arrive-t-il réellement à Haemi ? Ces personnages arriveront-ils un jour à créer des relations significatives, ou demeureront-ils les esclaves de leur narcissisme et des projections qu'il plaquent sur les autres ? L'amour est-il réel s'il ne s'accompagne pas d'une véritable compréhension de l'autre ? La faim peut-elle vraiment être un jour rassasiée, la petite comme la grande ? Burning nous apporte plus de questions que de réponses, mais il nous fait surtout cadeau de scènes magnifiques, comme cet apéro partagé au coucher du soleil, entre trois protagonistes que tout sépare.