Une infirmière s’apprête à passer la nuit avec sa patiente, une vieille dame atteinte de démence. Plus les heures passent et plus la nuit échappe à l’explicable…
Le film se targue d’être un film d’horreur tourné en un seul et même plan-séquence de 80min, sauf que la réalité est tout autre (on voit les plans de coupe, notamment la scène où la caméra passe à travers le trou de la serrure). On nous promettait un film de possession en temps réel, une seule unité de lieu et de temps, pour le coup, on ne nous a pas menti (l’intégralité du film se déroule le temps d’une nuit d’orage dans une bicoque perdue on-ne-sait-où).
Le problème, c’est que le temps se fait constamment ressentir et ce, malgré une durée des plus convenable. Il ne se passe strictement rien la première demi-heure (l’infirmière passe d’une pièce à l’autre, va voir sa patience, cette dernière va se coucher, puis se relève, avant d’aller se recoucher. On passe d’un étage à un autre, mais ça ne mène strictement à rien). En réalité, le film donne surtout l'impression que le réalisateur à voulu se faire plaisir avec sa steadicam en filmant son plan-séquence, car en dehors de nous faire un room-tour de la maison de la vieille sénile, le film n’a absolument rien à raconter.
Pire, c’est littéralement le calme-plat pendant toute la durée du film et pour cause, l’absence de rythme vient nous assaillir et les rares scènes de tension ou d’attaques sont toutes filmées hors-champ, sans parler de la fameuse scène qui est représentée sur l’affiche du film et qui se résume à un plan de 30 secondes (tout ça pour ça…). Au final, Bury the Devil (2026) ne s’avère être rien d’autre qu’un énième film de possession, dénué de la moindre originalité et tension.
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