Cabin Fever 3 : Patient Zero, c'est 90% de jeunes qui pensent que si on vomit du sang c'est que le poisson de midi n'était pas frais (et continuent de fricoter ensemble, avec la caméra collée sur la fille, car c'est ça le plus important), et 10% de Sean Austin qui tape sur une porte vitrée en toussant et parlant gras (il devait avoir envie de jouer Gollum, depuis tout ce temps... Voilà chose faite). Vous pouvez sans aucun problème vous épargner le visionnage de ce film mou du genou (comparé aux deux autres - oui, même le 2 un peu pourri reste mieux que ce 3 affligeant en tous points -, il n'y a pas beaucoup de scènes d'effroi si l'on excepte les giclées de sang n'importe comment sur l'écran), et jamais intéressant, la faute à des jeunes héros complètement décérébrés (on se fiche éperdument de leur sort) qui peuvent passer dix minutes du film à parler dans la jungle du fait que l'un est parti avec la copine de l'autre (on s'en contre-fout, il est où, le virus ?), avec des va-et-viens infernaux entre l'île (les jeunes) et le laboratoire (les scientifiques) qui essaient de comprendre le problème de Sean Astin (à part qu'il s'ennuie ferme dans ce film, évidemment, et semble taper sur cette porte non pas à cause du virus du scénario, mais plutôt pour se barrer du plateau de tournage). Rien, on ne sauve rien de ce film aux ressorts éculés, aux jeux d'acteurs aux fraises, aux dialogues longs et inintéressants comme un après-midi pluvieux (on s'en cogne, de qui va séduire qui...), aux effets spéciaux médiocres qui ont tout à envier à ceux (pourtant moins chers, mais plus inventifs) du premier film (le seul bon, de cette saga), et aux interludes bruyants dans le labo qui font regretter de ne pas pouvoir taper avec Astin sur cette porte, pour qu'on se tire tous de ce navet.