Nous sommes le soir du Réveillon. Camille (Noémie Lvovsky) est une actrice ratée qui enchaîne les rôles de figuration pour vivre et habite un misérable appartement qu’elle partage avec son ex-mari, Éric (Samir Guesmi), photographe. Après une figuration, elle rentre chez elle, épuisée, pour y trouver son mari qui fait ses cartons et a décidé de mettre l’appartement en vente. En se rendant à une soirée chez ses amies du lycée, elle passe chez un vieil horloger (Jean-Pierre Léaud) qui lui règle la montre que ses parents lui ont offerte pour son 16ème anniversaire, en la décalant d’une seconde. Elle lui demande aussi de lui couper sa bague de fiançailles qu’elle ne peut plus enlever.
La soirée costumée est très arrosée et Camille, qui a une addiction à l’alcool, tombe dans un coma éthylique au moment exact du 12e coup de minuit. Elle se retrouve à l’hôpital, transportée à l’âge de ses 16 ans, et revit sa vie. Bien que, pour le spectateur et pour elle-même, elle soit toujours dans le corps et avec les souvenirs d’une cinquantenaire, les autres la voient comme une adolescente.
Ses parents qui, dans la réalité, sont décédés, lui apparaissent comme ils étaient alors qu’elle avait 16 ans et elle se retrouve dans la maison de son enfance ; elle doit aussi retourner au lycée (d’où le titre, Camille redouble), retrouver ses copines, ses profs et … Eric. Sachant comment sa vie s’est terminée, elle fait tout pour éviter de tomber amoureuse de lui et changer le cours de sa vie mais, bien entendu, elle n’y parvient pas.
Mon opinion sur ce film
Si j'ai bien compris le propos de la réalisatrice, je suis loin de partager l’enthousiasme du critique de Télérama sur ce film et, à part quelques moments, je n'y ai pas trouvé le "charme irrésistible" que décrit Louis Guichard. Certes, certaines scènes font sourire (en particulier lorsque Camille, vêtue comme une gamine de 16 ans alors qu'elle a un corps assez abîmé de cinquantenaire, s'apprête à aller au lycée ou lors de certaines répliques quand, oubliant qu'elle est censée n'avoir que 16 ans, alors qu'elle a été mariée 25 ans, etc.) On a beau savoir que c'est une fable, on ne peut y croire une seule minute et, tout ce que j’ai vu dans les scènes que L. Guichard a trouvé hilarantes, c’est du grotesque. Quant aux anachronismes, même s'ils ont été voulus par la réalisatrice pour nous rappeler qu'on était dans le rêve ou la fable, leur maladresse et surtout leur accumulation a fini par m'agacer. Je n'ai pas honte de le dire : même si je ne me suis pas ennuyé, je n'ai pas aimé ce film surtout en comparaison du brillant film de François Ozon Dans la maison, que j'avais vu quelques jours avant.