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le 25 juin 2026
SuivreL'overdose du cygne
Une fresque mafieuse qui n'est pas sans évoquer Gomorrah dans sa manière de laisser les oubliés rebattre les cartes. Je me suis laissé porter malgré un rythme parfois chancelant, et je ne le regrette...
Une fresque mafieuse qui n'est pas sans évoquer Gomorrah dans sa manière de laisser les oubliés rebattre les cartes. Je me suis laissé porter malgré un rythme parfois chancelant, et je ne le regrette pas : le dernier quart d'heure est stimulant. Certes, le dénouement reste un peu prévisible, mais je n'ai pas tout vu venir, et c'est tant mieux.
Il faut néanmoins passer outre un récit un peu anémique pour profiter de cette dernière ligne droite très théâtrale, qui rend hommage à Agatha Christie, régulièrement citée par l'inspecteur en chef. Point de Hercule Poirot chez Lina Wertmüller, mais une même volonté de faire la lumière, de manière très didactique, sur tout ce qui s'est joué hors champ pendant le film.
Un peu trop même, j'aurais pour ma part apprécié que le récit soit davantage motorisé par la mise en scène et un peu moins construit à l'économie des sous-entendus, en prévision sans doute des explications à posteriori.
En l'état, tout de même, on ne pourra toutefois pas enlever à Lina Wertmuller la fougue de son sujet. J'ai retrouvé avec plaisir son goût pour les personnages singuliers, notamment ce danseur omniprésent qui apporte une forme de poésie à cet univers pourtant très rude. Même si l'admiration de la cinéaste pour cette muse sur ressorts la pousse à lui octroyer un peu plus de temps d'écran que nécessaire.
Une séance en demi-teinte donc, mais qui aura eu le mérite de me donner envie de me pencher davantage sur une période de la carrière de Harvey Keitel que je connaissais mal. J'ignorais notamment qu'après son éviction du tournage d'Apocalypse Now, il avait enchaîné plusieurs films italiens. Et dans celui-ci, il est parfaitement à sa place en salopard au cœur très sélectif.
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6.5/10
Créée
le 25 juin 2026
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