Remy quitte son foyer fondamentaliste et trouve refuge dans une famille d’adoption singulière… un groupe de prostitué(e)s squattant une station-service où au même moment, une série de meurtres s’y déroule…
Candy Land (2022) nous immisce dans le milieu feutré des travailleuses du sexe, le long de la mythique Route 66 où des jeunes femmes (et jeune homme) viennent donner du plaisir aux routiers qui avalent des km d’asphalte à longueur de journée.
C’est plutôt malin d’avoir choisi de mettre des prostitué(e)s au premier plan, c’est assez rare dans le cinéma horrifique et John Swab s’y prend relativement bien pour nous dépeindre cet environnement craspec le plus crédible possible. L’ennui, c’est que le film joue sur deux tableaux à la fois en nous plongeant au coeur de l’enfer de la prostitution et de l’univers sectaire. Si les deux éléments se rejoignent, c’est assez mal coordonné et ça manque de clarté.
C’est d’autant plus regrettable que le film démarrait plutôt bien, à travers une excellente première partie. Mais plus le film avance et plus il se vautre dans du grand guignolesque nihiliste sans queue ni tête, délaissant totalement la secte fondamentaliste dont au final, on ne saura que très peu de chose.
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