Seul opus à n'être pas sorti en cinéma, et l'on sait pourquoi. Après le miroir, le tableau. Ce troisième volet de Candyman se concentre sur la descendante de l'esclave devenu boogeyman, qui décide d'exposer les toiles de son ancêtre pour enterrer la légende derrière l'artiste... Mais peut-on séparer l’œuvre de l'artiste ? (ironie) Évidemment, à peine les peintures accrochées pour le vernissage, l'aïeul revient et supplie l'héritière de se faire crocheter : "T'avais qu'à croire en moi. Et à chaque refus, je prends un de tes proches."... Eh beh, ce chantage digne d'une terreur de bac à sable est bel et bien le scénario de ce Candyman 3, et ce qui fait le plus mal. Qu'on ait l'impression d'assister à une brocante (un opus, un objet poussiéreux de Candyman à refourguer : le miroir, les tableaux... Prochainement, les pantoufles ?), cela ne nous offusque pas trop, mais qu'on ose nous pondre un Boogeyman qui fait un caca-nerveux pour avoir sa propre descendante (pas très malin, niveau instinct de pérennité), c'est l'infantilisation du personnage assurée. Ajoutez à cela des acteurs qui surjouent au possible, Tony Todd maintenant assez fatigué, toujours rien d'autre que des "crochetages" en terme d'épouvante, et un Jsu Garcia qui, lu trop vite, nous a fait penser que notre sosie de Robert Downey Jr. national jouait dans ce film (on a vite relu), dommage car quitte à être comique malgré lui, ce Candyman de bac à sable est une déception, une croûte qui mérite le ravallement de facade au rouleau.